La 15e édition du Swan Open de tennis a débuté ce jeudi 19 octobre sur les courts du Rose-Hill Club. Le tournoi est devenu au fil des années « un événement faisant partie du patrimoine sportif de Maurice. » Il nous réserve de belles affiches avec la présence du tenant du titre, le Malgache Andy Ratsimandresy, ainsi que les champions en titre de la Grande île, Ando Rasolomalala (hommes) et Fitia Ravoniando (dames). On y ajoute les joueurs malgaches basés à Maurice, un Tanzanien, le DTN français Ludovic Louis et un Américain.
Les gagnants des simples hommes et dames empocheront chacun Rs 20 000 et les finalistes Rs 10 000 chacun. Le simple hommes, qui comporte depuis l’an dernier un tableau international et un tableau local, sera donc très serré, les deux coaches malgaches basés à Maurice, Jacob Rasolondrazana et Jean-Richard Randriamanantsoa, figurant parmi les quatre têtes de série. Les quatre places restantes seront octroyées aux quatre meilleurs joueurs du tableau national, notamment les finalistes et les deux demi-finalistes.
En revanche, le tableau féminin se disputera en une poule simple de cinq joueuses, la Malgache Fitia faisant figure de grande favorite aux côtés d’Astrid Tixier, Sarah Introcaso, Malika Ramasawmy et Chiara Li Yaw Hay. Seul regret, l’absence d’Amélie Boy, qui s’est blessée au coude récemment en Afrique du Sud, a-t-on indiqué. L’an dernier, la Malgache Zara Razafimahatatra, lauréate des Jeux des îles 2015 à La Réunion, avait écrasé l’opposition, remportant la finale 6-0, 6-1 contre la Réunionnaise Cécile Nicole.
En marge des premiers échanges de balles qui ont eu lieu hier, les organisateurs ont fait le point mercredi au siège de Swan Centre à Port-Louis. Louis Rivalland, Group Chief Executive de Swan, a effectué un retour en arrière, soulignant tout le chemin parcouru dans l’organisation de ce tournoi. « Notre but a toujours été d’aider le tennis et de fédérer ce sport à Maurice. Nous accueillons d’ailleurs un volet réservé au tennis en fauteuil roulant qui rassemble vingt participants. Depuis quinze ans, le tournoi n’a cessé de prendre de l’ampleur sur le plan de la participation, sans compter le mini-tennis qui donne au tournoi un cachet familial. Mais ce succès n’aurait pu être obtenu sans l’enthousiasme et la collaboration du Rose-Hill Club. Nous souhaitons donc aux participants un agréable tournoi. »
Le président du Club de Rose-Hill, Yves Hein, a fait ressortir que ce partenariat rend favorable la participation des joueurs internationaux et un plus grand nombre de catégories. « Le tournoi, c’est un peu notre Roland Garros national puisqu’il se déroule sur terre battue et nous permet d’accueillir toute une panoplie de participants âgés des 7 à 77 ans. » Il a remercié la Swan pour « l’investissement conséquent » et l’effort de partenaires de toutes les parties impliquées.
Le président de la Fédération mauricienne de tennis a quant à lui qualifié de patrimoine sportif ce qui a été construit en quinze ans. « La Swan et le Club de Rose-Hill sont visiblement très attachés au patrimoine sportif mauricien. C’est leur façon de contribuer à pérenniser ce sport avec le club qui existe depuis 85 ans et l’équipe d’organisation. Nous allons donc continuer dans cette voix tout en cherchant toujours les moyens à l’innover pour amener plus de jeunes vers le tennis », a renchéri Kamil Patel.
Enfin, Dominique Thomas, directeur du tournoi, a souligné la participation des joueurs étrangers et a précisé que les Mauriciens accéderont au tableau international au moyen d’une phase qualificative. La phase finale est prévue le samedi 4 novembre à 14h30, mais le tournoi en fauteuil roulant se disputera le mardi 31 octobre à partir de 9h, alors que les inscriptions au mini-tennis resteront ouvertes jusqu’au 30 octobre.