Les jeunes qui ont participé au stage conjoint à La Réunion étaient en stage la semaine dernière, sous la houlette de Patrick Sahajasein, le directeur technique. L’idée derrière était de maintenir le rythme des six heures par jour, et par la même occasion préparer les pongistes pour la suite, qui a été nommée Baby Ping Elite.
« Les joueurs que nous choisirons seront les meilleurs. Puis, les choses évolueront d’elles-mêmes », soutient l’entraîneur national, Rajessen Desscann. En effet, ce petit groupe sera appelé à devenir l’antichambre de la sélection nationale pour les années à venir. « Notre but est surtout d’aller sur le continent africain. »
Depuis quelques années déjà, l’Association mauricienne de tennis de table (AMTT) avait annoncé vouloir former un champion d’Afrique. Or, elle a compris qu’il fallait s’y prendre tôt. D’où l’idée de commencer avec les plus jeunes. « Nous avons compris que le seul moyen d’arriver à produire des champions de ce niveau est de repérer les meilleurs jeunes joueurs et de leur donner l’encadrement nécessaire. »
Donc, les 10 meilleurs pongistes se retrouveront assez vite au sein d’une élite. Mais rien ne sera acquis. « Si nous constatons qu’un pongiste est en train de stagner, nous allons trouver d’autres moyens pour le motiver », affirme Rajessen Desscann.
Cette idée avait déjà germé dans l’esprit des encadreurs de l’AMTT avant le déplacement à La Réunion. Ils avaient en effet annoncé que la phase Baby Ping Elite serait mise en place bientôt. Mais la rencontre avec les dirigeants et formateurs réunionnais a donné des idées à ces derniers. « Plusieurs d’entre eux ont reconnu que Maurice a quatre années d’avance sur La Réunion. Nous voulons donc maintenir cette avance. Et c’est la meilleure façon pour nous. »
Ce stage était la suite logique de celui qu’ont suivi les pongistes à La Réunion. Lors de leur passage dans l’île soeur, les huit jeunes pongistes s’entraînaient à un rythme de deux séances de trois heures par jour. « Quand ils étaient à La Réunion, le rythme était très élevé. Donc, pour qu’ils ne perdent pas les habitudes, nous avons maintenu ce rythme juste après leur retour », explique Rajessen Desscann, un des responsables du Projet Baby Ping.
En fait, cette manoeuvre s’inscrit dans le but de promouvoir la culture de l’élite chez les jeunes. Les autres joueurs qui n’ont pas fait le déplacement ont rejoint les huit jeunes pongistes qui s’étaient rendus à La Réunion. « À l’origine, le Projet Baby Ping servait de base pour alimenter la sélection nationale », rappelle le coach.
La mission n’a pas changé, soutient-il. En fait, l’AMTT vient de l’avant avec une nouvelle formule pour que l’élite soit pourvue d’un réservoir de joueurs. Le projet Baby Ping Elite réunira en effet une dizaine de joueurs, jugés aptes à intégrer la sélection nationale.
Maintenant, la préparation des jeunes pongistes sera axée sur les plus grands rendez-vous qu’auront repérés les encadreurs de l’AMTT. Les championnats d’Afrique jeunes dans un premier temps, suivis des championnats continentaux seniors et, à plus long terme, les JIOI 2015 constituent déjà les objectifs prioritaires de l’AMTT.