Les pongistes, actuellement en vacances, reprendront du service lundi prochain. A une semaine de la reprise des entraînements, l’entraîneur national, Rajessen Desscann, dresse un bilan positif de l’année écoulée, tout en gardant en tête qu’ il ne reste qu’un an avant les JIOI, à La Réunion. Une année charnière pour le tennis de table mauricien.
Bilan positif, donc pour l’Association mauricienne de tennis de table (AMTT), qui a respecté son calendrier pendant l’année. Les points d’orgue de l’année écoulée ont été bien évidemment l’organisation de deux tournois internationaux, en février et en août.
Si, en février, Maurice a subi la loi réunionnaise, par contre, en août, les Mauriciens ont bien retenu les leçons et ont relevé le défi. « Les pongistes ont bien évolué pendant l’année. Nous avons voulu mettre toutes les chances de notre côté en leur offrant le maximum de compétitions internationales et de stages », note Rajessen Dessscann.
Autre gros motif de satisfaction : les Jeux de la Francophonie, en septembre, à Nice. Maurice y a atteint, pour la première fois, les quarts de finale dans deux tableaux. En effet, Akhilen Yogaradjah, a échoué de peu contre un Belge, en quarts de finale du simple hommes. Auparavant, son association à Caroline Ramasawmy l’a porté vers les quarts de finale du double mixte, où Maurice s’est encore fait sortir de justesse.
« En arrivant au stade des quarts de finale, les pongistes ont montré qu’ils pouvaient tenir la route face aux grandes nations. Maintenant, il faut travailler sur cet aspect et les encourager à aller de l’avant », explique l’entraîneur national.
En outre, cinq jeunes pongistes, dont trois issus du Projet Baby Ping Elite, se sont rendus en Chine pour une durée de trois semaines. Les deux autres joueurs, Wassiim Gukhool et Omar Ahmed, préparaient, pour leur part, les Jeux de la CJSOI, prévus pour janvier 2014. Mais ces Jeux ont été repoussés à décembre prochain, toujours à Djibouti.
« Cela laissera un peu plus de temps pour la préparation. Maurice s’est toujours bien débrouillée aux Jeux de la CJSOI et nous voulons être aussi performants que lOors des éditions précédentes », poursuit l’entraîneur.
D’ailleurs, en aval des Jeux de la CJSOI, se dressent les JIOI 2015, à La Réunion. En un peu plus d’un an, il faudra préparer les joueurs pressentis pour être présents au rendez-vous réunionnais dans les moindres détails. « En 2015, nous aurons trois titres à défendre. Mais il faut préciser que la préparation a commencé bien avant. »
En effet, avec Isabelle Chowree et Allan Arnachellum ayant participé aux Mondiaux de Paris, et un ballon-sonde lancé en novembre dernier au Tournoi international de La Cressonnière, histoire de connaître les adversaires, les pongistes mauriciens ont commencé à prendre leurs repères sur leurs adversaires de la région. Mais cela ne veut en aucun cas dire que les choses seront aisées. « Il faut que les joueurs prennent conscience que les autres pays ont aussi pris leurs précautions », soutient l’entraîneur.
Au Tournoi international de La Cressonnière, les résultats ont été assez encourageants. « Les résultats ont prouvé que nous avions eu raison d’y aller. Nos joueurs sont revenus avec le titre dans le tournoi par équipes féminin, la première place chez les moins de 18 garçons et un tableau subsidiaire », souligne Rajessen Desscann.
Maintenant, Maurice doit d’ores et déjà se positionner comme une nation-phare du tennis de table régional. A un an des JIOI, c’est déjà le branle-bas de combat pour que les pongistes aient la meilleure préparation possible.
Selon toute vraisemblance, l’effectif connaîtra un rajeunissement drastique. Mais d’autres défis attendent les pongistes locaux, dont les championnats d’Afrique juniors. Une éventuelle participation au tournoi continental, en Libye, est à l’étude.
« Nous voulons que les joueurs aient le maximum de frottements et d’expérience. Mettre sur pied une équipe ne sera pas une chose facile puisque les joueurs ont tous montré des signes de progrès ces derniers temps », avoue encore l’entraîneur national.
Mais d’ici lundi, les entraînements auront repris. Les pongistes ont encore un an avant de prouver qu’ils sont capables d’intégrer la sélection qui ira aux Jeux des îles en 2015. « Nous allons mettre toutes les chances de notre côté. Les meilleurs joueurs seront retenus car il faudra démontrer que nous n’avons pas chômé depuis 2011 », conclut Rajessen Desscann.