Les pongistes Déborah Wong et Allan Arnachellum étaient en stage en Chine récemment. Déplacement qu’ils ont effectué en compagnie de Patrick Sahajasein, Directeur technique fédéral de l’Association mauricienne de tennis de table (AMTT). Selon ce dernier, ce stage était dur mais nécessaire puisque les pongistes ont acquis de nouvelles techniques.
D’emblée, le coach dira que les deux pongistes ont fait face à de nouvelles choses. Déborah Wong, dont le jeu est tourné vers la défense, a essayé un nouveau revêtement. « Ce qui ne donne pas du tout le même effet que celui qu’elle avait avant », explique Patrick Sahajasein. De son côté, Allan Arnachellum, lui, a vu ses défauts techniques revus. « Notre système à nous est plus européen. En Chine, les coaches ont essayé de corriger. »
Pendant ces trois semaines de stage, les deux pongistes et le coach se sont changés en voyageurs. Dans un premier temps — les deux premières semaines — ils se trouvaient à Bao Ding. « Là-bas, nous avions la chance d’avoir un entraîneur à notre disposition. » La vie dans le centre d’entraînement était rythmée par les séances d’entraînement.
« Nous avions deux séances, une le matin, l’autre l’après-midi. Chaque séance durait en moyenne deux heures », soutient l’entraîneur. À Bao Ding, l’accent a été mis sur l’aspect physique. « C’est pour cette raison que c’était particulièrement dur. »
Par la suite, les trois Mauriciens ont mis le cap sur la ville de Shanghai, où ils sont restés une semaine. Là-bas, ce sont plutôt les sparring-partners qui ont joué un rôle dans l’entraînement des deux pongistes. « Nous avions trois relanceurs de moins de 25 ans. Là-bas aussi nous avions deux séances par jour. Mais ce n’était pas comme à Bao Ding. »
Les joueurs ont disputé quelques rencontres amicales. Et ils se sont bien comportés, à en croire Patrick Sahajasein. « Ils ont eu de bonnes réactions après qu’ils eurent appris de nouvelles techniques. »
Cependant, Patrick Sahajasein mesure à peine le chemin accompli. Car, selon lui, trois semaines ne sont pas suffisantes. « Je pense que la meilleure option serait un mois complet. Si on pense qu’on a eu une semaine d’adaptation, alors, la meilleure option serait bien un mois. »
Cependant, les pongistes ont réalisé de gros progrès. « Je sais qu’ils ont tout assimilé. C’est de ce genre de stages dont les pongistes ont besoin pour progresser », conclut Patrick Sahajasein.