Allan Arnachellum se prépare pour les championnats nationaux de tennis de table prévus le 30 septembre. Il a envoyé un message à ses adversaires en remportant samedi le tournoi à handicap 2012 aux dépens de Vishal Dindoyal.
La rencontre a été à sens unique. Non pas que le pongiste de Port-Louis se sentait trop en confiance, mais parce que c’était un tournoi qu’il ne voulait pas rater. Aux troisième et quatrième places, on retrouve Dessen Ramen et Ludovic Rose.
« Quelques jours auparavant, l’entraîneur national, Rajessen Desscann, disait que cette compétition était assez particulière. Pour la remporter, il fallait plus que des qualités techniques », souligne le pongiste.
En effet, la particularité de cette compétition réside dans sa difficulté. Les joueurs de D1 doivent accorder un avantage de quatre points à un joueur de D2 et six points à un joueur de D3. « Dans ce contexte, tout devient difficile », explique le joueur.
Alors, en se défaisant de Vishal Dindoyal, joueur de D2, en 3 sets à 0 (11-8, 14-12, 11-8), il réalise un petit exploit. « Comme je l’ai dit, c’était assez particulier. J’ai affronté des joueurs de D2 et de D3, et j’avais l’impression que c’était dur. »
Il prend pour exemple sa rencontre contre Ludovic Rose, qui lui a mené la vie dure avant de courber l’échine (victoire 3-2 pour Allan Arnachellum). « Il y a un autre match où j’étais mené 2-1 et j’ai dû batailler pour recoller. »
Maintenant qu’il a remporté un tournoi en individuel, il a les regards tournés vers les championnats nationaux. « C’est mon objectif de l’année. Je me suis concentré depuis le début de la saison », précise Allan Arnachellum.
En effet, depuis le temps que les entraîneurs ont misé sur lui, il a toujours trébuché au moment où il s’y attendait le moins. L’année dernière, il a échoué en demi-finale du tournoi face à Bryan Chan Yook Fo, futur champion national.
« C’était une déception. Mais j’ai l’intention de me racheter cette année », prévient-il. En effet, le tournoi à handicap fait partie de sa préparation pour l’échéance. « Je crois que c’est le titre qui me manque. »
Mais surtout, c’est une façon pour lui de boucler la boucle, lui qui a déjà été champion national en benjamins et cadets. « Le titre de champion national représente beaucoup pour moi. » La préparation, dans ce contexte, prend toute son ampleur. « Je prends chaque match comme une préparation. Le reste, c’est en compétition que ça se passe », conclut-il.