Allan Arnachellum et Widaad Gukhool se sont offert les finales masculine et féminine du Beryl Rose Open, dimanche au Centre national de tennis de table à Beau-Bassin. Les deux pongistes ont régné en maîtres sur leurs finales respectives face à des adversaires réputés difficiles à jouer.
Allan Arnachellum a eu toutes les peines du monde pour se défaire du vaillant Wassiim Gukhool. Entre le Port-Louisien et le Vacoassien s’est installé une certaine rivalité, chacun cherchant toujours à prendre l’ascendant sur l’autre. Mais quoi qu’il en soit, Wassiim Gukhool a toujours tenu tête à Allan Arnachellum dans les grands rendez-vous. Le Beryl Rose Open n’a pas dérogé à la règle. C’est le premier constat qui s’impose à la lecture des résultats.
Il y avait en effet un niveau beaucoup plus élevé en finale du tournoi, avec des adversaires qui se rendaient coup pour coup. Wassim Gukhool a enlevé le premier set, avant de céder sur les deux suivants, puis repris l’avantage au quatrième jeu, avant de voir Arnachellum faire preuve de plus de réalisme dans le dernier set pour s’imposer sur le fil 3-2 (5-11, 11-9, 11-7, 6-11, 11-7).
Chez les filles, pas vraiment de surprises avec le retour de Widaad Gukhool aux affaires. Une ligue à quatre entre Caroline Ramasawmy, Jaisina Newaj, Isabelle Chowree et la championne de Maurice en titre qui a tourné très vite en une démonstration des ces deux dernières, avant l’explication finale. Chowree et Gukhool comptant chacune deux victoires, la dernière rencontre était celle qu’il ne fallait pas perdre. Mais Widaad Gukhool vient de passer six mois en Chine à se perfectionner. La rencontre tournera à l’avantage de la championne de Maurice.
Mais qu’Isabelle Chowree se console. Les encadreurs techniques ont noté une belle progression chez les Beau-Bassinoise. « À ce qu’on a vu, elle a tenu tête pendant quelques instants à Widaad Gukhool », laisse-t-on entendre du côté de l’encadrement technique.
Chez les juniors, Wassiim Gukhool a encore fait régner sa loi. Cette fois, Daniel Agathe n’y a vu que du feu. Le Vacoassien s’est rattrapé de fort belle manière avec un cinglant 3-0 (11-9, 11-8, 11-5) face à un Daniel Agathe qui n’a pas exprimé pleinement ses capacités. Chez les filles, Isabelle Chowree a réussi le tour de force de ne prendre aucune défaite dans la ligue à quatre. Trois victoires enregistrées contre Ruqqayah Kinoo, Mélissa Lagamelle et Jaisina Newaj ont offert le titre à Isabelle Chowree.
Au rayon des surprises, on note la belle victoire de Lorie Yee Kin Sien, issue du projet Baby Ping Elite, chez les cadettes. Pour la petite histoire, elle avait subi la dure loi de Pratna Jalim en finale chez les minimes, s’inclinant 3-2 (8-11, 9-11, 11-8, 11-8, 12-10). Mais chez les cadettes, la transformation a été totale. Élodie Ho Wan Kau, habituée à truster la première place, a dû s’incliner devant la force de frappe de son adversaire. Un score de 3-1 (11-4, 4-11, 11-6, 11-4) a permis à Lorie Yee Kin Sien d’oublier sa défaite un peu plus tôt.