Le comportement des pongistes à Nice, dans le cadre des Jeux de la Francophonie il y a une semaine, a été exemplaire, selon Vimal Basanta Lala, qui agissait comme coach lors du rendez-vous français. Ce dernier, président de la commission technique de l’Association mauricienne de tennis de table (AMTT), a rencontré les autres membres de la commission pour un bilan.
La performance des pongistes en terre française est considérée comme un exploit par les membres de l’AMTT. En effet, avec deux quarts de finale d’affilée — double mixte et simple hommes —, Maurice a frôlé une médaille. « C’est la première fois que Maurice atteint ce stade de la compétition lors de Jeux aussi importants », note l’entraîneur national Rajessen Desscann.
La performance mauricienne est d’autant plus honorable que Maurice a pris le dessus sur des pongistes venant des pays tels que le Maroc et le Congo, pour ne citer que ceux-là. « Cette performance veut tout dire pour les joueurs. Ils se sont vraiment surpassés. »
Ainsi, le Mauricien Akhilen Yogarajah, basé en France et sociétaire du Club Le Vallois, a justifié toute la confiance placée en lui en passant des caps importants. « La performance d’Akhilen est très significative pour le tennis de table mauricien. Cela montre qu’avec un bon encadrement, on peut aller loin », poursuit Rajessen Desscann.
Mais en quarts de finale, il est malheureusement tombé sur plus fort que lui. Le Belge Julien Indeherberg s’est avéré plus réaliste, alors que le Mauricien avait trois balles de match. « Il n’a pas seulement joué de malchance. Il a été victime d’un manque d’expérience. Cependant, on peut dire qu’il s’est bien débrouillé », analyse le coach.
De plus, Indeherberg a remporté, depuis le début de l’année, trois étapes du circuit ProTour européen. « C’est dire que le joueur était vraiment fort. Mais nous avons tous salué la performance d’Akhilen. »
Ce qui a poussé l’AMTT à formuler une demande auprès des autorités pour que le pongiste bénéficie d’une bourse de haut niveau. « Il a repris l’université. Comme il est un joueur qui a un brillant avenir devant lui, nous dresserons un calendrier de compétitions internationales, puis trouverons les moyens de le faire participer. »
En féminin, Caroline Ramasawmy a laissé un goût d’inachevé. Sa deuxième place dans la poule où elle était alignée lui a été fatale, elle qui a dû se contenter de voir son adversaire, la Polonaise Maya Krzcwicka, passer devant elle pour accéder aux quarts de finale. Mais elle affiche à son bilan une victoire contre la Congolaise Mwana Mbuta. « Sa performance est honorable. Elle était à deux doigts de décrocher une qualification pour les quarts de finale. Mais sa défaite a tout chamboulé », fait ressortir Rajessen Desscann.
Maintenant que les Jeux de la Francophonie sont terminés, le comité technique accordera toute son attention à la préparation des huit pongistes qui se rendront à Djibouti en janvier prochain pour les Jeux de la CJSOI. « Ces Jeux sont très importants. Ils permettront d’évaluer la santé du tennis de table mauricien. »
Mais surtout, la sélection mauricienne possède des arguments à faire valoir lors de cette compétition. Les pongistes figurent actuellement parmi les meilleurs de la région. « Nous avons toutes les chances de médailles. Même si nous connaissons le niveau de nos adversaires, je pense que tout le monde pourra faire face et s’en sortir », conclut Rajessen Desscann.