Le nouveau classement mondial de la Fédération internationale de tennis de table (FITT) a été rendu public au début du mois. Un classement où les Mauriciens se placent en général dans les 600 meilleurs mondiaux. Cependant, on note une très légère amélioration du classement des locaux dans ce classement U18 de la FITT.
La meilleure classée au début de février est Widaad Gukhool. La pongiste, championne de Maurice l’année dernière, se retrouve à la 470e place mondiale. Elle enregistre un bond de cinq places en avant. Derrière elle, on retrouve Jaisina Newaj, qui vient de rentrer des Mondiaux cadets au Porto Rico. Son passage à San Juan, la capitale portoricaine, lui a sans doute permis de remonter à la 613e place mondiale. C’est d’ailleurs la meilleure progression enregistrée par les Mauriciens, avec dix places de gagnées par rapport au classement de janvier 2012.
Puis, on retrouve Isabelle Chowree, qui occupe le 618e rang mondial. Elle aussi enregistre une assez bonne progression avec six places gagnées depuis janvier 2012.
Chez les garçons, l’unique élément Warren Li Kam Wa se retrouve à la 480e place du classement mondial. Par contre, il fait une chute de trois places par rapport au classement du mois de janvier.
Mais ce classement pourrait évoluer, d’autant que la saison internationale n’a pas encore commencé. La première sortie est prévue pour le mois d’avril. D’ici là, les pongistes pourront se préparer.
Cependant, ce classement démontre aussi que les pongistes mauriciens arrivent à se défendre sur le plan international. D’ailleurs, la prestation de Jaisina Newaj aux Mondiaux cadets lui a certainement servi de point d’appui pour grimper de dix places au classement mondial.
Et cette situation semble satisfaire tout le monde. « Quand on sait que nous ne pouvons pas nous rendre dans les grandes compétitions de la Fédération internationale et que nous voyons que nos pongistes font tous partie des 600 mondiaux, alors, oui, on peut être contents », laisse entendre l’entraîneur national, Rajessen Desscann.
Cependant, il parle de problèmes financiers. « C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons participer à toutes les compétitions mondiales », explique-t-il. Mais il n’empêche qu’il voit d’un bon oeil la progression des pongistes. « Ils arrivent à se maintenir à ce niveau. C’est très bien pour eux. Mais il faut aussi qu’ils apprennent à viser plus loin. »
Pour cela, ils devront déjà tout faire pour essayer de grignoter quelques places lors des championnats d’Afrique cadets et juniors en avril prochain en Algérie. « C’est l’un des rares moments où ils peuvent espérer grimper dans la hiérarchie. Mais ce n’est pas tout de participer. Il faut aussi qu’ils arrivent à battre des joueurs mieux classés qu’eux. C’est comme ça qu’ils vont améliorer leur classement mondial. »
Le prochain classement mondial devrait être rendu public en mars, soit un mois avant les championnats d’Afrique cadets et juniors. Ces classements déterminent les têtes de série des championnats africains. « C’est important de connaître notre classement. C’est ce qui détermine les têtes de série. De là, les joueurs sauront à quoi s’attendre », conclut Rajessen Desscann.