La saison de tennis de table, qui devrait normalement débuter au mois de mars, sera marquée par quelques changements au niveau de la Ligue. En effet, pour 2012, les filles évolueront dans la même configuration que les garçons. La Division 1 féminine disparaît. À la place, les filles intégreront la Division 2 masculine. Parallèlement, la Division 2 féminine va disparaître, les pongistes étant appelées à intégrer la Division 3 masculine.
Ces changements s’inscrivent dans le cadre de la préparation des pongistes en vue des échéances continentales qui les attendent. Avec les championnats d’Afrique cadets et juniors en avril prochain en Algérie, les pongistes ont besoin du maximum de rencontres afin de se préparer pour le rendez-vous.
Qu’est-ce qui a pu motiver une telle décision ? Le risque de la stagnation, à en croire l’entraîneur national, Rajessen Desscann. « Nous avons six filles en Division 1 féminine. Les matches se jouent entre elles. Donc, pas d’autres frottements. Et c’est ce que nous voulons éviter. »
Alors, les faire entrer en D2 masculine était la solution tout indiquée. « On a vu dans le passé que les filles se comportaient plutôt bien. Maintenant, on attend de voir leur réaction en match. »
De plus, cette mesure servira à hausser le niveau de jeu des filles. « Ce n’est qu’en jouant contre des pongistes plus forts qu’elles arriveront à progresser », soutient Rajessen Desscann.
La D2 féminine a aussi été dissoute. Les filles se retrouveront en D3 masculine. « Le même principe s’applique pour les joueuses de Division 2 féminine. » Mais l’entraîneur dit espérer que quelques filles se retrouvent en D1 masculine pour l’année prochaine. « J’espère voir au moins deux filles en D1 », admet-il.
Pour en revenir à la ligue, elle devrait normalement débuter en mars. La présente saison comportera six journées. « Ces six journées s’annoncent disputées, même si on ne connaît pas encore le niveau des joueurs, qui n’ont fait que s’entraîner jusqu’ici. »
La ligue se jouera selon la formule aller-retour. Trois journées à l’aller et trois autres au retour. Un pongiste disputera cinq rencontres lors d’une journée de compétition. « Ce qui lui fera 30 matches. »
Selon le coach, cette situation sera bénéfique pour tous les pongistes. « Plus de matches veut dire plus de compétitions et plus d’expérience. Les filles vont progresser. Les garçons devront eux aussi tout faire pour hausser leur niveau de jeu. »
D’ici au début de la saison, les pongistes sont à s’entraîner, les yeux rivés sur les championnats d’Afrique cadets et juniors. Et pour l’instant, il s’agit de les motiver afin d’obtenir un ticket pour la Coupe du Monde en décembre prochain en Afrique du Sud…