Depuis la semaine dernière, l’Association mauricienne de tennis de table (AMTT) compte cinq nouveaux arbitres internationaux. Les examens se sont tenus le 4 mai au Centre national de tennis de table à Beau-Bassin. Il s’agit de Ravin Kissoondoyal, Patrick Sahajasein, Rajessen Desscann, Ricardo André et Jean-Niclès Chowree.
C’est le Français Patrick Ringel, expert de la Fédération internationale (FITT), qui avait supervisé le stage, puis les examens qui ont mené à ces certificats. Le Français avait d’ailleurs été agréablement surpris de voir l’enthousiasme des participants, bien que leur nombre était restreint.
Le stage et les examens se sont déroulés en trois volets, avec un stage de base, puis un autre pour les arbitres nationaux. Le dernier niveau était justement celui des arbitres internationaux.
Désormais, avec l’obtention des insignes d’arbitres internationaux, les cinq récipiendaires pourront officier lors des plus grands rendez-vous de la planète. « C’est un grand pas en avant pour le tennis de table mauricien », se réjouissait Didier Hao Thyn Voon, vice-président de l’AMTT, à l’annonce des résultats vendredi.
Maintenant, la prochaine étape sera d’envoyer les nouveaux arbitres dans les compétitions internationales. Celles où ils seront le plus probablement en action sont les championnats d’Afrique. « En fait, les arbitres reçoivent des invitations à travers l’AMTT. C’est l’Association qui est responsable de la canalisation de ses arbitres », explique encore Didier Hao Thyn Voon.
Avec un badge d’arbitre international, ce sont les plus grandes épreuves du monde, hormis les JO, qui attendent les nouveaux arbitres. « C’est excellent pour le tennis de table mauricien. Après les pongistes, ce sont les arbitres qui ont droit à une ouverture sur le monde. »
Cette formation, organisée fin avril pour les arbitres, suit la politique de formation de l’AMTT. En 2011, les entraîneurs se retrouvaient en formation avec le Français Étienne Guicherd. « Pour développer le tennis de table, il faut axer ses actions sur la formation. Nous avons fait un stage pour entraîneurs et un autre pour arbitres. Nous avons aussi organisé des stages pour les joueurs. »
La prochaine étape pour les nouveaux arbitres sera d’officier dans le maximum de compétitions pendant deux ans. Puis, cette période achevée, ils pourront prétendre à passer au niveau supérieur : le Blue Badge. « Ce sont seulement les meilleurs qui détiennent le Blue Badge. » Pour la petite histoire, les 12 arbitres des JO sont tous détenteurs d’un Blue Badge.