Les JIOI seychellois ont accueilli les délégués techniques pour rassurer les sportifs. Parmi eux, certains ont déjà connu les Jeux de Tana, en 2007. Le Français Patrick Ringel est de ceux-là. Responsable de la commission technique en tennis de table, il livre ses impressions quant au jeu. Selon lui, il n’y a pas assez de joueurs de la région classés au niveau mondial.
Pourtant, c’est un fait le tennis de table a connu une certaine évolution. D’ailleurs, on dénombre six classés mondiaux et un peu moins chez les filles. « Cette absence tient en deux aspects. En premier lieu, s’il y a des joueurs engagés au ProTour, ça fait beaucoup de frais pour peu de résultats. L’autre, c’est parce que les joueurs n’arrivent pas à participer aux Mondiaux. » De ce fait, le niveau stagne. « On n’a pas de repères. Mais quand je les vois jouer, c’est déjà bien », reconnaît-il.
En fait, son travail aux Seychelles se résume à un rôle d’observateur. « Je n’ai pas le rôle d’un juge-arbitre. S’il y a des réclamations, je préférerais les laisser au juge-arbitre. Mais s’il faut intervenir, je vais le faire », explique Patrick Ringel.
Dans le même temps, son job est simple, dans son petit bureau du gymnase de Roche-Caïman. Il s’occupe de l’aspect technique de la compétition. Le tennis de table étant un sport très bien réglementé, il a ramené dans ses valises un Enez, petit appareil électronique qui mesure tous les aspects de la raquette. « Ça mesure les éléments essentiels. Donc, on voit d’un coup d’oeil si elle est légale ou pas. »
Mais ce qu’on ne sait pas, c’est que le délégué technique est un habitué de ce genre de jeux. Il a fait les Jeux de la Francophonie, les Jeux du Pacifique et aussi les JIOI en 2007. Son meilleur souvenir des Jeux de Tana ? « J’y ai vécu quand j’avais vingt ans. Donc, revenir là-bas après 40 ans, ça fait plaisir. » Et son souvenir seychellois ? « L’amitié, l’accueil, le sourire des gens. C’est marquant. »
Plus sportivement, il reconnaît que les Jeux ont connu une évolution positive. « Il y a plus de moyens, on voit qu’il y a plus de notoriété. C’est bien pour le sport et les Jeux en général. » Et quel est son souhait pour ces Jeux de 2011 ? « Vous savez, le spectacle fait partie des Jeux. Rien que pour ça, j’aurais souhaité que les Seychellois aillent le plus loin possible. » Mais il prévient : « En France, je suis réputé pour mon impartialité. Ce n’est pas parce que je souhaite que les Seychelles aillent loin que je serai tendre envers eux », sourit-il.