Les Mauriciens ont mis le cap sur La Réunion ce matin, avec l’intention d’aller bousculer les pongistes de l’île soeur chez eux à l’occasion du Tournoi international de La Cressonnière qui se tiendra ce week-end à Saint-André.
Entre la jeunesse et l’expérience, l’encadrement technique a choisi de faire un amalgame des deux, histoire de donner la chance à la toute nouvelle génération de s’aguerrir, tout en gardant l’ancienne garde en action. Sauf que les deux générations ont évolué côte à côte lors des derniers Jeux des îles aux Seychelles. Sur les quatre pongistes qui ont atterri à l’île soeur, trois ont fait les Jeux. Sheetul Goodhur, Allan Arnachellum et Isabelle Chowree savent donc à quoi s’attendre. Wassim Gukhool, le plus jeune de la bande, le sait aussi.
Mais la sélection a fait ses preuves dans un passé par si lointain. D’ailleurs, Isabelle Chowree a été la meilleure surprise des JIOI, avec une victoire face à Cholé Santanon, n°3 réunionnaise. Elle avait été stoppée en quarts de finale du simple dames par la Maldivienne Mueenah Mohamed, médaillée d’argent.
Alors, les Mauriciens pourront-ils se frayer un passage ? A priori oui, estime Rajessen Desscann, qui a troqué ses baskets de coach pour ceux de chef de délégation. « On a vu que les pongistes jouent sans complexe devant des adversaires qui paraissent à première vue plus forts qu’eux. On peut donc espérer qu’ils seront à la hauteur. » Sauf que les Réunionnais, qui évoluent à domicile, ne sont pas des exemples de docilité. « Ils ne vont pas se laisser faire », concède notre interlocuteur. Mais il n’empêche que Maurice présente de solides atouts.
« Si nous avons sélectionné ces pongistes, c’est parce qu’ils ont fait leurs preuves. » Mention spéciale à Wassim Gukhool, appelé pour la première fois en sélection. « Il a démontré ce dont il est capable à Maurice. Maintenant, c’est le genre de choses dont il a besoin pour s’aguerrir. Dans quelques années, nous aurons besoin de lui. Alors, c’est à ce genre de tournoi qu’il pourra faire son apprentissage de la région. »
Par contre, l’opposition tant chez les hommes que chez les dames sera au rendez-vous. On retrouvera donc dans un premier temps les médaillés d’or du double hommes, Sébastien Maillot et Cédric Agathe. Puis, on retrouve les redoutables Murielle Rivière, Audrey Picard, Chloé Santanon. De quoi faire peur. Mais on aborde la compétition sans pression. « Il s’agit de bien faire et de ne pas se mettre la pression », soutient Jean-Niclès Chowree, qui officiera en tant que coach pour la première fois.
D’ailleurs, lui ne veut mettre aucune pression sur les épaules de ses poulains. « Ils savent ce qu’ils ont à faire », indique-t-il.