Les jeunes joueurs de la cellule Baby Ping Elite sont en stage depuis hier au centre national à Beau-Bassin. L’occasion pour Patrick Sahajasein, directeur technique fédéral de l’Association mauricienne de tennis de table (AMTT) de reproduire le schéma qu’ils ont connu en Chine lors du déplacement en mai dernier.
Jusqu’à la fin des vacances scolaires, le Centre national de tennis de table résonnera aux sons des entraînements de la jeune branche de l’élite. « Quand nous étions en Chine, nous avions cinq heures d’entraînement par jour », avance Patrick Sahajasein. En effet, l’encadrement technique a prévu deux séances d’entraînement par jour. La première, en matinée, entre 10 h et midi, et l’autre dans l’après-midi entre 15 et 18h. « Le rythme est soutenu. Mais ils vont vite s’acclimater. »
Le programme des trois semaines s’annonce a priori assez difficile à suivre. Mais lors de la première journée hier, les pongistes ont démontré qu’ils pouvaient soutenir la pression. « Nous travaillerons sur trois axes pendant la durée du stage », précise Patrice Sahajasein. L’un de ces axes sera les services et les remises. « C’est un aspect très important du tennis de table. Puis, on enchaînera sur la tenue de balle et on terminera avec l’aspect physique. »
Ainsi, on retrouvera au cours d’une même journée ces trois aspects, qui seront abordés à différents moments. Mais le plus important sera de garder les enfants concentrés, réactifs et réceptifs aux consignes des entraîneurs. « En fait, nous travaillerons aussi sur l’aspect de la concentration », fait ressortir l’entraîneur national. Mais l’aspect physique ne sera pas non plus négligé. Le jeune âge des pongistes, moins de 10 ans, ne permet pas l’utilisation de charges. « Nous n’effectuerons pas de travail avec des charges. Mais nous pouvons travailler l’endurance à travers des exercices simples. »
Cependant, la question est de savoir si les pongistes peuvent tenir le rythme. A priori, ils devraient pouvoir le faire, estime le coach. « A bien y voir, le tennis de table est très physique. Pendant ces deux semaines, nous repousserons leurs limites pour les habituer à ce genre de situation », admet Patrick Sahajasein.
En dernier lieu, la tenue de balles, qui revêt une importance capitale sur l’ensemble de la discipline. « Souvent, il y a des matches qui basculent à cause d’une mauvaise gestion de l’effort ou parce qu’il n’y a pas eu de maîtrise sur la balle. Nous essaierons de repérer les défauts, les corriger et conseiller les pongistes sur leur type de jeu. »
Ce genre de stage sera répété pendant l’année à chaque période de vacances scolaires. « C’est le deuxième stage que nous animons depuis le début de l’année et depuis la création de la cellule Baby Ping Elite. Nous reproduirons des schémas d’entraînement similaires pour la suite de la préparation », déclare Patrick Sahajasein.
La cellule Baby Ping Elite a vu le jour en février dernier sur une initiative de l’AMTT. Valeur du jour, ils sont huit pongistes, dont cinq filles, à avoir intégré cette structure mise sur place pour assurer la relève du tennis de table mauricien. D’autres joueurs pourraient être appelés à intégrer la structure par la suite.