Le tournoi Les Jeunes Pongistes, destiné aux joueurs de moins de 16 ans, s’est tenu samedi au Centre national de tennis de table à Beau-Bassin. Parmi les vainqueurs, on note quelques bonnes surprises, dont Lorie Yee Kin Sien.
Le succès de Lorie Yee Kin Sien en finale aux dépens de Pratna Jalim est un signe, selon l’entraîneur national, Rajessen Desscann, que le projet Baby Ping a toute sa raison d’être. « On a vu que les filles avaient un bon niveau de jeu », analyse-t-il. Dans la finale des moins de 11 ans, Yee Kin Sien a dominé Jalim 3-1.
Mais ce score ne reflète pas forcément l’intensité du match. « Les deux filles se sont bien défendues. Tout s’est joué à un point près. » Lorie Yee Kin Sien a en effet remporté les deux premiers sets en 11-9, avant de perdre le troisième 9-11. C’est uniquement le dernier set qui a été joué en 15 points (11-4).
Mais Pratna Jalim s’est rachetée de fort belle manière en remportant haut la main la finale des moins de 15 ans. Son adversaire, Kaushar Baboolall, a bien tenté de résister, mais a finalement dû s’avouer vaincue. La finale s’est disputée en quatre sets (12-10, 11-6, 9-11, 14-12).
« Là encore, Pratna Jalim a fait preuve d’une grande maturité sur la rencontre. Ce n’était pas facile contre Kaushar Baboolall, mais elle a su maintenir son niveau », analyse le coach.
Chez les garçons, la surprise a pour nom Jeffrey Yu Tim Lun, chez les moins de 13 ans. Dans la finale, qui l’opposait à Jérémy Ng, il a fait étalage de tout son talent pour l’emporter 3-0 (11-7, 11-8, 11-8). « Il a gagné parce qu’il évolue avec un style complètement différent de ce que les autres joueurs pratiquent », fait ressortir Rajessen Desscann. En effet, il joue en défense. « Ce qui est intéressant pour lui. »
Par contre, du côté des confirmations, on notera la victoire nette de Wassiim Gukhool, qui a évolué plusieurs crans au-dessus de son adversaire chez les moins de 15 ans. Il a en effet remporté la finale 3-0 (11-3, 11-6, 11-3) pour ajouter encore un trophée à sa collection.
La journée a été riche en enseignements, à en croire Rajessen Desscann. Les surprises, bonnes ou mauvaises, ont fait partie de la compétition. « Nous avons vu les finalistes des Jeux de l’Avenir s’arrêter en quart de finale. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ont démérité. »
Il s’agit maintenant de conserver ces talents afin de former une élite. « L’avenir s’annonce prometteur. Maintenant, avec la mise en place du projet Baby Ping Elite, nous pourrons mieux encadrer les jeunes qui ont démontré du potentiel. »