L’année 2012 a été placée sous le signe de la formation pour l’Association mauricienne de tennis de table (AMTT). De la dernière phase du projet Baby Ping au déplacement d’une délégation de 20 jeunes pongistes à La Réunion, 20012 a été riche en événements. 2013 s’annonce, donc, comme la suite logique à donner à une année assez réussie pour l’AMTT.
Pourquoi 2012 est-elle réussie pour l’AMTT ? Parce que tous ses objectifs ont été atteints. Ses objectifs sportifs, en premier. « Nous avons pu respecter le calendrier. Toutes les compétitions que nous avions programmées ont eu lieu », lance Rajessen Desscann, entraîneur national.
Ces compétitions ont, presqu’à chaque fois, accouché de surprises. Nous citons ici les Isabelle Chowree et Allan Arnachellum. Il y a au aussi eu les confirmations de Widaad Gukhool, intouchable au sommet de sa montagne. Mais ce n’est pas tout. La formation a été le cheval de bataille de l’Association, qui veut avant tout former sa jeune garde. En témoigne le voyage effectué par une dizaine de jeunes à La Réunion. « Il s’est avéré que l’essai a été concluant. Les jeunes ont démontré leur potentiel. Nous sommes en pourparlers afin de pouvoir les envoyer encore une fois là-bas, ou éventuellement accueillir une équipe de l’île soeur. »
L’identification d’objectifs, à court et à long termes a été un pas important dans la quête d’excellence de’Association. « Nous avons établi des objectifs à long terme. Les JIOI 201, à La Réunion, contituent le premier et plus grand objectif », souligne Rajessen Desscann. D’ailleurs, la mise en place de compétitions et de structures jeunes va aider à atteindre ces objectifs. « Il nous a fallu comprendre les enjeux, les analyser, puis définir les stratégies à adopter pour atteindre les objectifs », explique encore le coach.
Mais avant d’arriver là, il y a des étapes à passer. L’élite en premier. L’année dernière, trois des pongistes les plus en vue, Allan Arnachellum, Déborah Wong et Widaad Gukhool, ont également bénéficié de formations poussées. Ils ont été ou se rendront en Chine afin de se parfaire. « Nous devons exploiter la filière chinoise au maximum. Nous allons mettre à contribution l’ancien DTN chinois, Huang Ming, pour que les pongistes bénéficient de la meilleure formation possible », fait encore ressortir l’entraîneur national.
L’élite sera donc appelée à montrer un aperçu du talent amassé pendant son passage en Chine, avec les Jeux de la Francophonie, qui se tiendront à Nice en septembre prochain. « C’est vrai que c’est un très gros morceau. Mais pensons que l’expérience que les pongistes engrangeront leur sera utile pour la suite », affirme Rajessen Desscann.
Mais les jeunes resteront la priorité des priorités. Après le stage suivi par les très prometteurs Wassiim Gukhool et Kaushar Baboolall, d’autres formations destinées aux jeunes pongistes seront dispensées pendant l’année. « Il s’agit d’avoir la meilleure équipe possible. » En effet, les Jeux de la CJSOI, en janvier 2014 au Djibouti, constitueront une étape majeure dans la carrière des jeunes pongistes. « Parmi eux, on devrait retrouver quelques joueurs qui seront appelés en sélection     pour les JIOI de 2015. »
Autre point d’orgue de l’année écoulée : la nomination de cinq arbitres internationaux. On se souvient que le Français Patrick Ringel avait animé un stage à l’intention des aspirants-arbitres. Sur les dix qui avaient participé à l’examen, cinq ont été reçus. « C’est un honneur pour une association telle que l’AMTT d’avoir cinq arbitres internationaux. Maintenant, il s’agit d’exploiter ces qualités sur le plan africain », confie Rajessen Desscann.
2012 a également été l’occasion pour renouveler le bureau de l’AMTT. Pas de grand changement, si l’on excepte les “nouveaux” venus que sont Jean-Niclès Chowree, Dean Chang Kee, pour ne citer que ceux-là. Ashita Beeenessreesingh a été ré-élue à la présidence. « C’est le signe de la continuité. D’ailleurs, à bien y voir, le comité est composé d’anciens pongistes qui veulent aider la disicpline. »
2013 sera donc le moment idéal pour définir de nouvelles stratégies afin d’offrir aux pongistes les meilleures opportunités de progression. « Tous nos efforts seront consacrés à la formation. Nous devons préparer les meilleures équipes pour les Jeux de la CJSOI, puis s’assurer que l’équipe se maintient à niveau pour les Jeux des îles, en 2015. En un an, nous pourrons faire avancer beaucoup de choses », conclut Rajessen Desscann.