Les différentes finales du Championnat Vital se sont déroulées hier à Petit Camp avec notamment lessuccès de Jean-Richard Randriamanantsoa en simple hommes et celui de Shannon Wong chez les dames. Si le Malgache était clairement au-dessus du lot, dominant son adversaire Lucasz Skowronski en deux sets (6-4, 6-3),par contre Shannon Wong a dû s’employer à fond pour se défaire d’Eugénie Lim Ah Tock; score final (6-4, 7-6).
Jean-Richard Randriamanantsoa est un tennisman qui monte en puissance. Des quatre tournois auquel il a participé cette année, il en a déjà remporté deux, notamment en simple et double hommes. Cette fois-ci, c’est le Polonais Lucasz Skowronski qui en a fait les frais, n’étant pas en mesure de rivaliser avec son adversaire du jour. Il a tout tenté mais n’a rien pu faire pour contrer les assauts du Malgache. Lors du premier set, le Malgache affichait une avance de 4 jeux à rien avant de se faire remonter, 5 à 4, pour ensuite l’emporter par 6 jeux à 4. « Je suis resté dans ses talons. J’ai donné le maximum. Je dois dire que je n’étais pas à 100% de mes capacités car j’avais une douleur musculaire. J’éprouvais beaucoup de mal dans mes déplacements »,a indiqué le Polonais, qui avoue cependant que son adversaire était supérieur à lui.
« J’étais certes blessé mais cela n’enlève en rien le mérite de Jean-Richard, qui était nettement meilleur que moi. Il était mieux physiquement et cela se voyait dans son jeu. Il était dans son match et j’ai eu du mal à le suivre. C’est un joueur exceptionnel », déclare Skowronski, en bon joueur.  Le deuxième set n’allait être qu’une formalité car le tennisman polonais ne pouvait plus tenir le rythme imprimé par le Malgache. Jean-Richard, très heureux après ce succès, trouve que son adversaire lui a causé beaucoup de soucis. « Ce n’était pas facile du tout. Mon adversaire me rendait coup pour coup. Nous étions tous les deux très déterminés mais je dois dire que la différence s’est faite au niveau physique, car j’étais beaucoup plus frais », indique avec modestie le vainqueur. « J’arrive maintenant à me situer sur ce type de surface », fait ressortir ce joueur chevronné de 29 ans. Il est à noter que cette finale a duré une heure et vingt cinq minutes.
Lors de la demi-finale, Jean-Richard avait battu le jeune et très prometteur Mark-Daniel Pillai (6-1, 6-1). « Mark-Daniel a beaucoup de potentiel. Il sera à suivre dans les compétitions à venir. Il s’entraîne beaucoup et il possède cette culture de la gagne. C’est un garçon très déterminé », affirme notre interlocuteur. Lucasz Skowronski avait, quant à lui, dominé Ryan Wong dans le dernier carré (6-0, 6-2). Chez les dames, Shannon Wong et Eugénie Lim Ah Tock étaient une nouvelle fois opposées dans une énième finale mais c’est finalement la première nommée, qui allait faire parler la poudre. Plus calme et commettant moins d’erreur que son adversaire, Shannon Wong a su trouver la faille pour l’emporter en deux sets. Pourtant, Eugénie Lim menait  par 5 jeux à 2 lors du deuxième set.
Suite à un relâchement pour le moins inexplicable, elle allait se faire reprendre par son adversaire, qui devait égaliser à cinq partout. Eugénie allait même reprendre l’avantage (6-5) mais devait par la suite s’écrouler, laissant le soin à Wong de faire la différence (7-6). Chez les U18 garçons, Ryan Wong a pris le meilleur sur Raj Lennon (6-1, 6-4) alors qu’en U14, Christopher Kwo (le petit protégé de Lucasz Skowronski), a été battu par Dean Dulthummon en deux sets, (7-6, 6-0). « Christopher a beaucoup d’avenir dans ce sport. C’est un garçon qui peut encore progresser. J’ai eu l’occasion d’évoluer à ses côtés lors de la finale double hommes, que nous avons malheureusement perdue », déclare Skowronski. Rachel Bardet, toujours en U14, n’a pas eu de souci pour se défaire de Maelyn Chan Tam Neng (6-1, 6-3). Dans la catégorie U12, Jason Ah Chuen a été exact au rendez-vous, dominant Niels Hartmann en deux manches (6-0, 6-1). Mais Hartmann s’est rattrapé chez les U10 en battant Sébastian Liu (5-0, 5-0). Zara Lennon s’est, elle, distinguée dans la catégorie U14 filles, prenant la mesure d’Olivia Robert (6-2, 6-4).