Le Malgache Jean-Richard Randriamanantsoa est revenu deux fois de l’arrière pour confirmer qu’il était bien le favori au titre du simple hommes samedi face à son compatriote Jean-Marc Randriamanalina en finale du Yop Open de tennis disputée sur terre battue au Club de Rose-Hill. Il l’a emporté 6-2, 6-3. Pas de surprise chez les dames avec une nouvelle victoire on ne peut plus logique d’Astrid Tixier 6-2, 6-4 face à la jeune Sarah Introcaso, 13 ans.
La finale du simple dames a été repoussée de samedi après-midi à hier matin, Sarah Introcaso étant engagée concurremment samedi après-midi à la finale U14 finale face à Céline Wan Min Kee. Classée n°2, celle-ci a fait la différence en trois sets 3-6, 6-3, 6-4 contre la favorite. En simple dames, Astrid Tixier accroche son troisième titre de rang cette année.
Samedi toujours, les averses subies le matin ont fait que tous les matches n’ont pu débuter que dans l’après-midi à partir de 13h30 et la finale du simple hommes a pu être maintenue à 14h30. Mené 0-2 à l’entrée du premier set, Jean-Richard Randrianamantsoa a comblé l’écart avant de renverser le set 6-2 en alignant quatre jeu d’affilée, s’offrant un premier break à 3-2. Il fut de la même manière mené 1-3 à l’entame du second set avant de basculer dans la victoire 6-3.
C’était aussi sa première finale remportée après plus d’une année de disette au cours de laquelle il avait été le plus souvent finaliste, car toujours battu par son grand rival Jacob Rasolodrazana. Samedi, il a surtout fait preuve d’une volonté de gagner. « Quand il est mieux physiquement, il est encore plus dur à battre. Mais j’ai bien tenu et géré jusqu’à la fin. C’était plus mental, car il m’a fallu toujours revenir de l’arrière, surtout dans le second set. À 1-3, j’aurais pu avoir lâché, mais je suis revenu », avance-t-il.
En quoi cette finale entre coaches était-elle importante ? « Déjà, une victoire est appréciable et puis, cela me met en confiance et me permet d’obtenir des points pour conforter mon rang de n°2 au classement national derrière Jacob. Et pourquoi pas passer en tête bientôt. Je commence à avoir la puissance et le mental », souligne le coach de 34 ans.
Son adversaire, Jean-Marc Randriamanalina, reste quand même coriace. Être en finale « n’est déjà pas si mal », confie-t-il. À 52 ans, il a encore de beaux restes. « C’était important pour moi de savoir où j’en était physiquement et mentalement. Quand j’ai mené 3-1 au lieu d’enfoncer le clou, j’ai relâché. Physiquement j’étais en dessous. J’ai eu une balle de break pour mener 4-1, mais j’ai cédé. Il faut encore travailler. »
Dans les autres catégories, on note le doublé de Jason Espitalier-Noël en U14 et U16.