Le groupe Terra dispose officiellement depuis hier d’un nouveau code d’éthique. Il vise à promouvoir un environnement de travail privilégiant le sens des responsabilités et l’éthique professionnelle. « Aucune compagnie, aucune société civile, aucun pays ne peut fonctionner durablement sans un cap clair qui détermine les objectifs et des valeurs d’éthique et de gouvernance partagées qui sous-tendent leurs actions », a souligné le président du Comité d’éthique de Terra, Daniel Nairac. C’était hier, à l’Aventure du Sucre, au lancement du document y relatif, en présence du président de l’Equal Opportunities Commission, Brian Glover.
Parallèlement à ce nouveau code d’éthique, le groupe Terra a également mis en place un système de « whistle-blowing » qui encourage les employés à signaler, de manière anonyme, par le biais de Transparency Mauritius, les irrégularités et manquements au Code d’éthique du groupe. Terra est la première compagnie mauricienne à initier un système externe de « whistle-blowing », indique-t-on. Selon le président de Transparency Mauritius, Rajen Bablee, cette initiative « démontre une forte volonté du groupe de combattre la corruption ou tout autre comportement déviant et s’inscrit dans une logique de bonne gouvernance ». Transparency Mauritius agit comme partenaire externe du groupe Terra pour recevoir les doléances des employés du groupe dans le cadre de ce projet de « whistle-blowing ». Transparency Mauritius rencontre régulièrement les employés du groupe pour communiquer avec eux sur ce concept et leur expliquer comment rapporter d’éventuels cas suspects ou contraires à l’éthique.
L’engagement de Terra, anciennement connu comme le groupe Harel Frères, ne date pas d’hier. Depuis 175 ans, les fondateurs ont veillé à ce que leurs employés travaillent dans le respect de la loi. Le document contient toutes les règles fondamentales de conduite et d’intégrité applicables à chacune des fonctions du groupe.
Les dirigeants de toutes les entreprises du groupe ont été invités à signer symboliquement leur engagement envers le Code d’éthique. « Il vous incombe de vous en imprégner », leur a fait ressortir Daniel Nairac.
Pour sa part, Cyril Mayer, managing director de Terra, a déclaré que « notre but est de créer et promouvoir une culture de confiance, de transparence, d’objectivité, d’honnêteté et de fiabilité dans l’entreprise ».
Le human ressource manager, Gilbert Bouis a, de son côté, soutenu que « l’intégrité est l’un des fondements essentiels du monde des affaires. Sans elle, nos marchés et nos entreprises s’écrouleraient. Elle est l’une des valeurs prônées par Terra depuis 1838 et elle est primordiale aujourd’hui plus que jamais. Il est important de respecter ces valeurs mais aussi de s’assurer que ceux qui nous entourent les respectent à leur tour ». Le système de « whistle-blowing », dit-il, permet de responsabiliser les employés. « Il ne s’agit pas d’une démarche qui sera fructueuse du jour au lendemain car elle demande l’implication totale de tous les employés. Toutefois, une première étape a été franchie. »