Répliquant à Paul Bérenger concernant le défi lancé pour que ce dernier ou sir Anerood Jugnauth débatte de la situation économique actuelle, Xavier-Luc Duval a rétorqué que Kee Cheong Li Kwong Wing n’était pas là en 2005 pour pouvoir faire la comparaison entre ce que c’était à cette époque et le contexte actuel. C’était lors de son intervention hier soir à une réunion qu’a organisée le PMSD à Terre-Rouge. « Mais qu’à cela ne tienne, je ne crains rien ni personne, puisque je ne dis que la vérité. C’est quand on cherche à fausser la réalité qu’on a peur », ajoute-t-il.
« Ce n’est pas Kee Cheong qui a dit que le pays était en état d’urgence économique, ni celui qui a fait perdre 30 000 emplois dans la ZF (Zone Franche), secteur où 90 000 personnes gagnaient leur vie en 2000 quand j’avais quitté le ministère de l’Industrie », a précisé le VPM et ministre des Finances. Xavier-Luc Duval reproche à Paul Bérenger son refus de relever son défi, parce que c’est lui et sir Anerood qui émettent le plus de critiques sur l’état actuel de l’économie. « Entre gens civilisés, des opposants acceptent de débattre autour d’un thème, comme on en voit à la télévision américaine et française. C’est d’ailleurs ainsi qu’on fait de la politique maintenant, car ce temps où l’on se mettait à hurler sur des caissons de camion installés dans des coins de rue et où personne ne pouvait se permettre de vous interroger est révolu », a insisté le ministre des Finances.
Poursuivant, Xavier-Luc Duval a déclaré que dans un débat, « même s’il se fait à la radio, même si les auditeurs ne verront pas nos têtes, comme cela avait été le cas pour Jean-Claude de L’Estrac quand il avait débattu contre moi en 1993 à la télévision, j’aurais expliqué à M. Bérenger et/ou à M. Jugnauth quand la situation a été critique, quand le secteur touristique s’est avéré morbide, quand on a reçu le moins d’investissements étrangers, ou encore quand la dette était dans une situation dangereuse pour le pays. Paul Bérenger, qui a été deux fois ministre des Finances, ne semble pas avoir compris les données. Ou alors, et lui et sir Anerood Jugnauth veulent induire les Mauriciens en erreur en faussant volontairement la réalité ».
Pour le ministre des Finances, tout ce remue-ménage de l’opposition, qu’il trouve vieillissante, n’est orchestré que pour jouir du pouvoir coûte que coûte. « Zot per ki nou reysi nou program, zot kone ki lerla zot pou nepli ena enn ti sans gayn gouvernman », a observé Xavier-Luc Duval.
Évoquant le nouveau projet de société que présentera l’alliance gouvernementale lundi, le leader bleu souhaite que les trois années qui restent au gouvernement pour son mandat actuel, constituent l’âge d’or pour l’égalité des chances. Pour lui, il est impérieux que tous les Mauriciens aient les mêmes chances d’avancer et de progresser dans la vie, ajoutant que c’est ainsi que l’unité nationale sera garantie. « Mo premyer pou rekonet ki o nivo linite nasyonal tou pa korek. Ena pe tro get figir avan rekrite ou donn promosyon dimounn », avance-t-il.
Les autres orateurs, entre autres Kerwin Alcindor, Aurore Perraud, Mahmade Kodabaccus, Nicole Hack et Lindsay Morvan, ont parlé de l’idéologie, voire de la culture du PMSD, qui a été la même depuis Gaëtan Duval, et qui se résume à s’intéresser aux problèmes du peuple, à l’égard duquel le parti des bleus est toujours resté très proche afin de trouver des solutions à leurs difficultés en y apportant « rézilta lor rézilta ».
Lindsay Morvan a, lui, dénoncé le manque de respect du MMM à l’environnement des Rocheboisiens, puisque ce parti a collé sur tous les murs des affiches.
Nicole Hack a par ailleurs demandé aux femmes présentes de venir en grand nombre au congrès de l’aile féminine du PMSD ce samedi 14 avril à l’auditorium Octave Wiehe.