Anil Seechurn, directeur du NICE

Le National Cooperative College (NCC), qui offrira des « award courses » aux Mauriciens dans le domaine de la coopérative, est fin prêt. Le lancement de son premier cours de formation, le “Certificate in Cooperative Management”, commencera dans quelques semaines, selon Anil Seechurn, directeur du National Institute for Cooperative Entrepreneurship (NICE).

C’est en 2016 que le gouvernement a voté la Cooperative Act, laquelle fait provision de la mise en place du National Cooperative College, qui viendra remplacer le NICE, qui existe depuis 2006. « Nous sommes en train de rénover un vieux bâtiment d’une superficie de 7 000 pieds carrés, comprenant un “lecture theatre” avec une centaine de places, qui abritera ce collège », dit-il. Le NCC a pour objectif d’apporter des changements dans la formation que le NICE a offerte ces dix dernières années.

Il mettra l’accent sur la recherche dans l’innovation et la créativité pour rendre le mouvement coopératif plus compétitif et lutter contre la pauvreté. Selon Anil Seechurn, la coopérative a un « rôle important à jouer » dans l’allégement de la pauvreté, l’exclusion sociale et dans le combat contre le chômage.

Le NICE, ajoute notre interlocuteur, a, durant son existence, offert que des « non-award courses » où la majorité des cours n’était pas reconnue officiellement. « La plupart de nos élèves n’étaient pas en mesure de prendre part aux examens car ce sont des adultes. Avec l’avènement du NCC, tous nos cours seront approuvés par la Mauritius Qualifications Authority (MQA). Ils seront sanctionnés par des awards, c’est-à-dire qu’à la fin des cours, les élèves obtiendront non pas un certificat de présence mais un “award certificate” », indique Anil Seechurn.

Le premier cours à être lancé sera le Certificate in Cooperative Management, qui sera suivi du Diploma in Cooperative Business Management. Ce dernier sera organisé en collaboration avec le Vaikunth Mehta National Institute of Cooperative Management, qui se trouve à Pune, en Inde. Les deux cours sont d’une durée de six mois. Les «non-award courses » vont continuer à être offerts au bénéfice des femmes au foyer qui ne possèdent pas de grandes qualifications académiques.

Le directeur de NICE indique également qu’il compte lancer une formation en « domestic Indradev Balgobin, travailleur social de longue date, milite pour le bien-être des personnes âgées à Flacq Anil Seechurn, directeur du NICE cleaning », qui devrait aider les femmes à créer une petite entreprise pour offrir un service de nettoyage de domiciles. « II est difficile ces jours-ci de trouver un tailleur par exemple. Beaucoup de Mauriciens dépendent des étrangers pour ce service.

Nous allons former des femmes dans ce domaine », fait-il ressortir. Le NCC effectuera aussi des recherches dans le domaine de l’entrepreneuriat. « Pa kapav travay kouma avant. Il faut innover et mettre l’accent sur la créativité et l’innovation. Nous avons déjà recruté un Research Officer et nous allons signer un accord avec le Cooperative College of Malaysia pour nous aider dans ce domaine », ajoute notre interlocuteur. Au niveau local, le NCC discute actuellement de son projet de recherche avec les universités de Maurice et de Technologie et le Mauritius Research Council (MRC).

Ces recherches devraient, selon Anil Seechurn, indiquer les cours qui sont les mieux adaptés à la réalité mauricienne. « Cela insufflera un nouveau dynamisme dans ce secteur. De nos jours, beaucoup de nos jeunes diplômés sont au chômage. Nous ne pouvons les encourager à entrer dans le secteur traditionnel, tel la canne à sucre, mais dans la transformation des produits agricoles par exemple », dit-il, avant d’ajouter : « A Maurice, les entrepreneurs ne font que produire. Il faut qu’ils entrent dans la production, la distribution, le marketing et la consommation. Il faut qu’ils apportent de la valeur ajoutée à notre production primaire », souligne Anil Seechurn.