Le cimetière de Bois-Marchand, plus précisément la section réservée à la communauté sino-mauricienne – se trouvant à gauche de l’autoroute en direction du Nord –, a été une nouvelle fois la cible de profanateurs. Cinq caveaux ont en effet été pillés, leur contenu ayant été abandonné dans l’enceinte du cimetière. Après la découverte de ce spectacle de désolation par les responsables des lieux hier, une déposition a été consignée au poste de police de Terre-Rouge.
« Nous ignorons les raisons pour lesquelles cinq caveaux du cimetière de Bois-Marchand ont été pillés. Qu’est-ce qui a été volé ? Impossible de nous prononcer à ce sujet. En tout cas, nous avons pris soin d’alerter les autorités de cette découverte hier », déclare un des responsables du cimetière. Ce matin, les familles des défunts, dont les caveaux ont été profanés, n’avaient pas encore pris les dispositions nécessaires pour réparer les dégâts. Ce n’est cependant pas la première fois que ce cimetière fait l’objet de profanations. Des cas ont été rapportés dans le passé dénonçant des caveaux pillés, des cercueils éventrés, des ossements éparpillés et des crânes abandonnés dans le cimetière. Le plomb composant la structure de certains cercueils avait même été dérobé.
Force est de constater que ce cimetière est laissé à l’abandon, si ce n’est que des herbes folles ont été taillées, semble-t-il, tout dernièrement. Cette section du cimetière, dont on remarque une atmosphère d’insécurité, est visiblement victime d’un manque d’entretien. Il y a environ deux ans, par le biais d’un courrier adressé au Mauricien, des citoyens avaient déjà dénoncé que « ce n’est pas la première fois qu’on profane ainsi des tombes au cimetière de Bois-Marchand ». Et d’ajouter : « A plusieurs reprises, nous avons attiré l’attention des autorités, notamment le District Council de Pamplemousses–Rivière-du-Rempart, sur cette situation, mais cette instance a fait la sourde oreille. Ce cimetière subit l’indifférence, le manque d’entretien… Pas de passages non plus pour circuler entre les tombes et s’adonner à des rites. Les herbes folles à hauteur d’homme envahissent le cimetière. » La situation semble ne pas avoir évolué deux ans plus tard…