Longue de près de 16 kilomètres, la nouvelle autoroute Terre-Rouge/Verdun semble être devenue une piste de course pour des motocyclistes de rallye qui voient là une occasion de s’adonner à leur passion. Aux dépens, toutefois, de la tranquillité d’esprit et de la sécurité des automobilistes. À peine ceux-ci ont-ils eu le temps d’apprécier les avantages liés à cette nouvelle infrastructure que certains se disent « déstabilisés » par une douzaine de motocyclistes, « qui circulent à des vitesses vertigineuses », de surcroît, en pleine journée. Ils en appellent aux autorités pour y remédier sans quoi, ils disent appréhender le pire dans « pas longtemps ». De son côté, l’inspecteur Ashok Muttur, de la Traffic Branch, assure que « la police met les bouchées doubles » en matière de sécurité routière, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année.
Reconnaissant qu’il « existe effectivement un petit problème au niveau des motocyclistes de rallye », l’inspecteur Muttur, dans une déclaration au Mauricien, soutient qu’un « effectif assez important de policiers » a été déployé à cet effet, et non seulement sur l’axe Terre-Rouge-Verdun mais également sur d’autres autoroutes. L’inspecteur Muttur précise que ces motocyclistes peuvent circuler s’ils respectent les limites de vitesse autorisée. Mais, au-delà, bien évidemment, ils sont en infraction.
Mais, pour cette conductrice qui témoigne sous le couvert de l’anonymat, ce n’est pas tant le respect ou non des limites autorisées qui est à la source du problème. « Même s’ils respectent la vitesse autorisée, ils sont toujours très perturbant de par leur manière de circuler. Un exemple, dimanche dernier, vers midi, je roulais sur la deuxième voie en sortant de Terre-Rouge pour aller à Ébène quand j’ai entendu de loin le bruit intimidant de la douzaine de motos qui s’approchaient de mon véhicule. Premier réflexe : je regagne la première voie pour les laisser passer. Toutefois, étant donné la rapidité avec laquelle elles arrivent et au risque de les heurter en regagnant la gauche, certaines étant alors déjà presqu’à mon niveau, je me ravise. Je reste à droite. La moitié d’entre elles me dépasse en ciseaux. Imaginez, si j’avais effectivement regagné la voie de gauche, je les aurais heurtées à coup sûr. Elle sont très déstabilisantes ! », raconte la conductrice.