Le vice-Premier ministre et ministre des Terres et du Logement, Showkutally Soodhun, a remis hier après-midi leur lettre d’intention (letter of intent) à 34 familles qui squattent des terres de l’État depuis plusieurs années à Vallée-Pitot. La situation de ces squatters étant régularisée, ils pourront construire leurs propres maisons sur ces terres, avec l’aide du gouvernement qui leur offrira une allocation de Rs 75 000 pour couler la dalle de leurs maisons et Rs 65 000 pour s’acheter des matériaux de construction.
Showkutally Soodhun affirme que cela a été rendu possible grâce au Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, à qui le problème de ces squatters a été exposé il y a un peu plus d’une année. « Je me souviens lorsque nous avions rendu visite à ces squatters, dimounn ti dir nek pe vinn gete, boukou nou finn trouve koumsa. Je ne leur avais rien dit. Aujourd’hui, votre situation est régularisée », a-t-il déclaré, avant de dénoncer certains membres de l’opposition qui avaient promis de résoudre ce problème « mais qui n’ont rien fait. » Il a indiqué que chaque famille bénéficiera d’une portion de 50 à 60 toises de terrain. « Ou nepli pou apel squater, me proprieter », dit-il.
Le ministre a également soutenu que sir Anerood tient toujours ses promesses, dont l’ouverture d’une ambassade mauricienne en Arabie saoudite, une réduction de Rs 11 000 sur le billet d’avion pour le pèlerinage à La Mecque grâce à son intervention auprès de la compagnie aérienne Emirates. « En 1988, il avait aussi offert des terres de l’État pour la construction du Centre Culturel Islamique à Port-Louis ». Le Premier ministre a accepté qu’on ne déplace pas ces squatters de Vallée-Pitot à Pointe-aux-Sables, pour faire de la place à la Ring Road. « Sir Anerood in dir si bizin fer simin, fer li lor flan montagn, me les zot an plas », a-t-il affirmé.
Showkutally Soodhun a, par ailleurs, signifié son intention de faire de Port-Louis une ville vivante 24 h sur 24. « Seulement 300 000 touristes viennent dans la capitale, nous voulons y faire venir des millions », dit-il.