Après l’annonce de la nomination d’un Britannique comme vice-Chancellor de l’Université de Maurice, l’Union des Étudiants conteste cette décision et réclame à ce poste « un Mauricien qui puisse comprendre les problèmes de l’université afin d’y apporter des solutions. Avec un étranger à la tête de l’institution, cela se passera comme pour le Pr Konrad Morgan. »
L’Union des Étudiants de l’Université de Maurice (UoM) est catégorique : « Un étranger ne pourra pas diriger cette institution et régler les problèmes comme il se doit. » Si le Conseil va de l’avant dans sa décision de nommer le Pr Neil Garron comme nouveau vice-chancellor, estime l’Union des étudiants, c’est le même scénario que pour le Pr Konrad Morgan qui se répétera. L’Union des Étudiants est d’avis qu’il faut impérativement avoir un Mauricien à la tête de l’institution qui sera plus en mesure de comprendre « comment fonctionnent le système et les différents départements de l’institution. Quand le Pr Morgan est arrivé, cela lui a pris du temps pour s’adapter. Lorsqu’il a compris et a proposé des changements, il a dû partir ». Et de renchérir : « Cela ne peut se reproduire car ce qui nous intéresse c’est une bonne gestion de notre institution. Mais si à chaque fois il y a des va-et-vient, le travail restera statique. C’est inacceptable. » L’Union des étudiants indique par ailleurs qu’il faut donner la chance aux Mauriciens de faire leurs preuves. « Avec un étranger à la tête de notre institution, nous ne donnons pas le bon exemple. »
Par ailleurs, se référant à l’augmentation récente de 10 % des tuition fees, le président de l’Union, Ouwais Ajambeg, juge inacceptable que les étudiants payent plus cher « pour financer le logement d’un vice-chancellor étranger ». « Kifer inn ena ogmantasyon fees enn sel kou ? Se pa nou ki pou paye desizyon Council. » La Student Union a fait parvenir hier une lettre faisant état des doléances des étudiants au Chairman du UOM Council, le Pr Soodursun Jugessur. Elle compte aussi lui adresser lundi une pétition d’étudiants réclamant la nomination d’un Mauricien à la tête de l’UoM. Pour ce qui est du plan de restructuration, la Student Union se dit en faveur d’un changement. « Notre structure existe depuis plus de quarante ans. Il est temps d’apporter des changements afin que l’institution progresse. »
Faisant état des projets de l’Union, Ouwais Ajambeg attire l’attention sur l’over-crowding sur le campus de Réduit. Le manque d’infrastructures et de places est un problème qui prévaut depuis des années. L’Union des étudiants indique qu’elle continue à insister auprès des parties concernées pour l’allocation de nouvaux espaces. La Student Union a récemment proposé un projet académique intitulé « Supergem » et qui propose plus de modules généraux, permettant ainsi aux étudiants d’acquérir des connaissances approfondies dans d’autres matières.
La Student Union demande aussi à la direction de l’UoM d’introduire le catch-up exams afin de permettre aux étudiants de repasser des matières pour lesquelles ils ont échoué, leur évitant ainsi de refaire une année. Par ailleurs, le mandat de la Student Union prend fin en octobre.