Si plusieurs membres de l’Université de Maurice voient le nouveau plan de restructuration tomber dans l’oubli avec le départ du Pr Konrad Morgan, le Pr Soodursun Jugessur indique au Mauricien que l’UoM Council se réunira à nouveau le mercredi 2 mai pour discuter de la situation. Alors que le plan a été avalisé à la réunion du 26 août dernier, le Chairman du Council soutient que le nouvel organigramme sera adopté avec certaines modifications. « L’original n’avait pas pris en considération les problèmes de l’UoM », précise-t-il. La date limite pour postuler en tant que vice-chancellor était le 20 avril. Une réunion est prévue sous peu sur cette nomination.  
Trois mois après le départ du Pr Konrad Morgan – qui a soumis le 10 janvier sa démission en tant que vice-chancellor de l’Université de Maurice (UoM) –, les choses semblent avancer à l’institution tertiaire. Avec des changements au sein de l’UoM Council (plusieurs membres ont été remplacés en décembre), le projet de mettre en place une nouvelle structure en termes d’organisation semblait tomber à l’eau. Sollicité ce matin par le Mauricien, le Chairman de l’UoM Council le Pr Soodursun Jugessur a cependant confirmé que le plan sera bel et bien adopté, mais avec des modifications. Ce serait d’ailleurs pour cette raison que la mise en oeuvre du nouveau plan a été retardée, un taskforce nommé par l’UoM Council travaillant depuis décembre sur les nouveaux schemes of service et les postes figurant dans l’organigramme.
Le taskforce disposait de deux mois pour soumettre ses recommandations, et la mise en place du plan de restructuration aurait dû être enclenchée en février. Or, le Chairman de l’UoM Council soutient que des modifications étaient nécessaires car « le plan original ne prenait pas en compte des problèmes de l’université ». Le conseil se réunit à nouveau le mercredi 2 mai pour décider de la marche à suivre.
Les modifications qui devraient avoir lieu dans le plan de restructuration ne sont pas vues d’un bon oeil à l’UoM, certains craignant qu’elles ne reflètent plus ce qu’avait proposé le Pr Konrad Morgan. « Le plan avait déjà été avalisé, pourquoi apporter des changements maintenant ? » s’insurgent-ils.
Un des principaux objectifs du plan concerne la décentralisation des responsabilités à tous les niveaux, dont les  cinq facultés. Dans un premier temps, cela permettra d’améliorer l’efficacité de l’administration tout en diminuant la lourdeur administrative. Il y aurait aussi des propositions pour permettre au senior staff de mieux s’intégrer dans la vie des étudiants. Le nouvel organigramme comprend aussi la création d’un département exclusivement réservé aux Finances de l’université pour faire fructifier les fonds à travers des donations, recherches, subventions de recherches internationales et autres mécanismes. L’objectif consiste à générer des revenus qui permettront à l’établissement d’améliorer ses facilités et services aux étudiants pour que l’institution tertiaire dépend moins de l’argent public et des subventions du gouvernement. Le plan vise aussi à assouplir les postes à responsabilité de manière à maximiser la bonne gouvernance afin que personne ne puisse jouir d’une quelconque autorité qui pourrait être perçue comme un conflit d’intérêt. Plus de 40 ans après sa création, le nouveau plan de restructuration était perçu comme un espoir pour plusieurs.
Par ailleurs, après le départ du Pr Konrad Morgan, c’est le Dr Anwar Subratty qui assure les fonctions de vice-chancellor par intérim depuis le 20 janvier. Récemment en vacances pour deux semaines, c’est la doyenne de la Faculté d’Agriculture, Françoise Driver, qui était à ce poste.
À son retour, le Dr Anwar Subratty aurait cependant insisté pour regagner le poste de vice-chancellor alors qu’il partage ces fonctions avec la doyenne de la Faculté d’Agriculture. Le Mauricien a tenté de les contacter mais Françoise Driver n’est pas au pays et le Dr Subratty était injoignable.
La date limite pour postuler en tant que vice-chancellor était le 20 avril. Selon le Pr Jugessur, l’UoM Council se réunira sous peu pour discuter de la nomination. Au campus du Réduit, l’on boude la nomination d’un Mauricien. « Puisqu’un étranger à la tête de l’UoM a pu faire ses preuves, ce serait bien de continuer dans cette voie », soutiennent certains. Bien que l’appel à candidatures avait été lancé tant au niveau local qu’international, les chances qu’un étranger soit à nouveau nommé semblent minimes…