Deux ans après la démission du Pr Konrad Morgan comme vice-chancelier, l’histoire se répète à l’Université de Maurice avec le départ inattendu du Pro Vc planning et Gestion ressources humaines, le Britannique Paul Currant, nommé au mois d’octobre. Si des « raisons personnelles » sont évoquées pour son départ, des voix à la tête de l’UoM soutiennent que Paul Currant a eu du mal à s’adapter.
Une semaine après la rentrée, l’Université de Maurice (UoM) commence déjà à faire parler d’elle. Deux ans après le départ du Pr Konrad Morgan, l’ancien vice-chancelier, l’histoire se répète en effet à l’UoM avec le départ inattendu du Pro vice-chancelier pour la planification et la gestion des ressources humaines Paul Currant, nommé en octobre. Bien que des raisons personnelles soient évoquées pour justifier son départ, le campus, après avoir vécu l’épisode du Pr Konrad Morgan – qui s’était confié à la presse quelques semaines après sa démission en évoquant une « ingérence politique » dans son travail –, ne peut s’empêcher de spéculer sur les autres possibles raisons ayant motivé le départ de Paul Currant. D’autant que ce dernier continuera d’assurer ses fonctions jusqu’au 31 mars. Il faut aussi dire que les mois de novembre et de décembre étant la période d’examens, précédant donc les vacances scolaires, le Britannique aura à peine eu l’opportunité de travailler avec le campus. Pourtant, à la tête de l’UOM, certains évoquent déjà la thèse que Paul Currant aurait eu « du mal à s’adapter ». De fait, la raison « personnelle » évoquée est « difficile à croire », surtout, disent les intéressés, « que c’est un professionnel ayant eu l’occasion de travailler dans d’autres pays, dont la France et les États-Unis ».
Depuis quelques années, les départs subits sont devenus chose courante  à l’UoM, notamment à la tête de l’institution. Certains se demandent ainsi si ce n’est pas là le sort réservé aux étrangers assurant un poste à responsabilité, renchérissant : « A chaque fois, la raison personnelle est évoquée pour justifier un départ ». Par ailleurs, le départ de Paul Currant intervenant peu après la nomination du nouveau vice-chancelier de l’UoM, le Pr Romeela Mohee, l’hypothèse d’une mésentente aurait pu être rélevée. Sauf que, selon nos informations, le Pr Mohee est justement l’une des personnes à avoir le plus collaboré avec le Pr Currant. D’autant que cette dernière assurait les fonctions de Pro vice-chancelière Academia avant sa nomination en tant que vice-chancelière. Reste qu’un conflit professionnel entre les deux concernés pourrait aussi justifié le départ subit de Paul Currant qui, jusqu’ici, se disait très emballé à l’idée d’apporter sa contribution à l’UoM. Aussi, pour certains, il reste « fort probable » que les conflits et la lutte de pouvoirs interne auront finalement poussé le Britannique à claquer la porte, et non l’ingérence politique.
Dans quelques temps, l’institution devra de nouveau lancer un appel à candidatures pour trouver un nouveau Pro vice-chancelier pour la planification et la gestion des ressources, alors que le poste de Pro vice-chancelier Academia peine à trouver preneur. Le Chairman de l’UOM Council, le Pr Soodursun Jugessur – qui, hier, après une semaine, a pris la peine d’annoncer au campus par courriel la démission de Paul Currant – dit pour sa part ne pas être au courant de conflits internes. Contacté par Le Mauricien, le Pr Romeela Mohee, étant occupée, nous a demandé d’envoyer nos questions par courriel. À l’heure où nous mettions sous presse, elle n’avait toujours pas répondu. Paul Currant n’a pas souhaité faire de déclaration, disant tout simplement qu’il « n’a rien d’autre à dire », hormis les explications déjà fournies dans sa lettre de démission.