Par souci de préserver son image et sa réputation, l’université de Maurice serait une fois de plus « réticente » à rendre public son rapport d’audit. Ce document, prêt depuis octobre, dort toujours dans les tiroirs de la Tertiary Education Commission. Celle-ci, sollicitée à plusieurs reprises, a pour sa part déclaré qu’il sera « published shortly ». Les deux institutions se renvoient ainsi la balle quant à celle qui a la responsabilité de rendre public cet audit, dont le deuxième cycle a été complété par la TEC le 12 mai dernier.
La Tertiary Education Commission (TEC) le confirme : le rapport de l’audit de l’université de Maurice (UoM) est prêt depuis longtemps. Or, ce document n’a toujours pas été rendu public malgré la déclaration de la commission selon laquelle il le sera « shortly ». L’institution tertiaire serait toutefois « réticente » envers cette démarche.
Contrairement aux autres institutions tertiaires qui en 2005 avaient publié leur rapport d’audit sur leur site internet, l’UoM avait décidé de ne pas le faire pour des raisons de confidentialité. Ainsi, seul un résumé du rapport était disponible sur le site de la TEC. Compte tenu des relations conflictuelles et de la gestion au sein de l’université qui ont fait à plusieurs reprises polémique, l’on avance que le rapport de Quality Audit pourrait une fois de plus ne pas être en faveur de l’institution.
À un moment où le rapport du visiteur Dev Manraj est attendu, l’audit de l’UoM révèle toute son importance. Sollicitée par Le Mauricien sur l’éventualité de rendre public ce document, la TEC déclare : « It is current practice that Audit Reports be made public. However the Commission is not in a position to confirm the above. It will be more appropriate if you would kindly contact the University of Mauritius thereon. » Or, du côté de la direction de l’UoM, on se renvoie la balle et personne n’est en mesure de se prononcer sur la publication du rapport.
Le Quality Audit de l’UoM s’est déroulé du 2 au 12 mai 2012. Les assesseurs se sont penchés sur des critères spécifiques : la culture de qualité au sein de l’université, son engagement pour une amélioration continue, l’évaluation des performances académiques et non académiques et le respect de ses engagements et de sa mission. Si l’audit 2005 saluait le progrès de l’établissement dans l’admission des étudiants – de 1 297 en 1988/1989 à 6 045 en 2003/2004 –, l’introduction de nouveaux programmes et les initiatives pour améliorer la qualité de l’éducation dispensée en ce qui concerne l’administration de l’institution, il fait ressortir plusieurs points à être pris en considération : « The body responsible for overall management of the University needs to play a more active role in setting directions for the University », la mise en place d’un système d’évaluation du personnel académique en vue d’encourager la performance, l’intégration de la Faculté d’agriculture en tant que département de la Faculté de science, l’utilisation optimale des ressources du SSR Medical Research Centre et la redéfinition du rôle du Virtual Centre for Innovative Learning Technologies et le Lifelong Learning Cluster. Plusieurs propositions avaient aussi été faites au sujet des exercices de promotion et du staff development.