Dans le cadre du deuxième Quality Audit qui débute aujourd’hui dans les institutions tertiaires publiques, la Tertiary Education Commission a tenu hier un atelier de travail sur les pratiques internationales de l’assurance de qualité et d’accréditation. Cette rencontre avait pour but de préparer les techniciens à cet exercice d’évaluation. Présent à cet atelier de travail, le ministre de l’Éducation tertiaire a souligné l’importance de l’énseignement tertiaire comme un pilier économique. Rajesh Jeetah est d’avis qu’il « faut adopter les mécanismes nécessaires pour promouvoir le tertiaire », d’où « l’importance du Tertiary Education Bill ».
La Quality Assurance and Accreditation Division (QAAD) de la Tertiary Education Commission, a rappelé le ministre de l’Éducation tertiaire, a été lancée en 1997 avec pour mandat de veiller à la qualité de l’éducation supérieure dans les établissements d’enseignement public. Son objectif, souligne Rajesh Jeetah, est d’encourager les institutions à mettre en place des mécanismes d’assurance qualité pour garantir leurs programmes, évaluer de manière critique le Quality Assurance Framework, aider à la rendre conforme aux normes internationales et exiger que les institutions élaborent des directives pour promouvoir les bonnes pratiques et l’innovation dans l’enseignement et la recherche.
Le ministre est d’avis que produire une main-d’oeuvre qualifiée relève d’une grande importance pour le progrès économique du pays. « It is known that countries with a high Gross Tertiary Enrolment Rate (GTER) are those with higher economic growth rates. There is need therefore to increase enrolment at tertiary level. That is why the development of tertiary education has become a priority in the most advanced as well as emergent economies », a-t-il soutenu.
Rajesh Jeetah a ainsi fait ressortir que l’adoption d’un Tertiary Education Bill servirait à mettre en place les mécanismes nécessaires pour promouvoir l’éducation tertiaire de qualité dans le pays. « The greatest challenge to quality assurance is the availability of adequately trained and credible professional staff to manage Quality Assurance processes with integrity and consistency across institutions/programs and over time as well as the availability of staff within the tertiary education institutions with capacity to conduct self-evaluations and peer-review. »
Le deuxième exercice de Quality Audit comprendra l’évaluation des progrès accomplis par les institutions dans la mise en oeuvre des recommandations du précédent audit. Alors que le premier cycle d’audit a été principalement des audits institutionnels, les audits du deuxième cycle constitueront une continuation de l’approche adoptée dans le premier cycle ainsi que l’exploration de certaines zones thématiques de manière plus approfondie.
L’audit évaluera, entre autres, le curriculum, la Quality of Teaching, le Learning of Outcomes, le Staff Development et la Research and Training. Le contrôle de la qualité se fera par un comité de vérification approuvé comprenant des experts internationaux et locaux dans le domaine de l’éducation tertiaire. Un cycle d’audit est étalé sur cinq ans. Le premier cycle d’audit de qualité à Maurice a commencé en 2005. L’Université de Maurice était la première institution à être auditée.