Nouveau rebondissement au niveau de la Tertiary Education Commission. La  dernière affaire en date concerne le retrait par la TEC de l’accréditation du Executive Business Computational Institute. Le directeur de l’EBCI, Dan Hurkoo, a porté plainte contre la TEC pour abus de pouvoir et suite à cette déposition, plusieurs cadres de la TEC ont été entendus. La suite des investigations devant maintenant impliquer le président du board, Eric Ng Ping Cheun et le directeur, le professeur Anil Kumar Bhakshi qui sont attendus au CCID dans les prochains jours.
C’est en septembre 2012 que l’EBCI, affiliée à la University of London, a reçu son accréditation de la TEC pour dispenser pas moins de 14 cours à distance. Or, le 4 juillet, la TEC a, décidé de retirer cette accréditation. Dans un comamuniqué publié vingt jours plus tard, soit le 28 juillet, la TEC expliquait  sa décision de retirer l’accréditation de l’EBCI en ces termes: “EBCI has been found to be operating without a legally binding Memomarandum of Understanding (MOU) which is an important regulatory requirent of the Commission for accréditation of the programmes. Conséquantly, the TEC has withdrawn the accreditation of the following distance éducation programmes”, les 14 cours allant de la comptabilité à la finance en passant par le management, la diplomatie, les services bancaires et l’économie.
C’est suite à ce communiqué du 28 juillet, que le directeur de l’EBCI, Dan Hurkoo, a décidé de saisir la police sur ce dossier estimant que la TEC avait pris une décision unilatérale qui, selon lui, n’a aucun fondement solide.
Au niveau de l’EBCI — qui estimait être en plein envol au point d’avoir en 2013 convoité l’acquisition du bâtiment de la Corporation Nationale de Transport à Ébène pour Rs 126 millions sans être capable d’honorer son offre d’achat, ce qui a finalement été adjugé au CEB pour Rs 120 millions — on se demande comment, après deux ans, la TEC vient avec cette histoire de MOU pour décider de l’annulation de l’accréditation alors qu’elle avait accepté la lettre de la University of London reconnaissant la tenue des cours de l’EBCI. L’EBCI veut aussi savoir à quel niveau la décision du retrait de l’accréditation a été prise, si c’est au niveau d’un sous-comité ou du board lui-même.
Et alors qu’une enquête policière a été initiée sur toute cette affaire, la TEC, dont les principaux responsables devront très bientôt s’expliquer aux Casernes centrales, s’est fendue d’un nouveau communiqué jeudi dernier, le 7 août. Il y est rappelé que l’accréditation de l’EBCI a été retirée faute de MOU en bonne et due forme avec la University of London (UOL), laquelle, écrit la TEC, a confirmé cela.
Plus loin, le communiqué explique aussi que “since the students registered with the UOL are external students they can continue to study their programmes as distant learning students directly with the UOL and will therefore continue to have access to all the necessary requirements including the curriculum, core materials and other support provided by the UOL to complete their programs”.