La branche mauricienne de Gruppo La Perla, située à Stanley, Rose-Hill, a cessé ses activités depuis le 24 mai dernier. Cependant, ce n’est qu’hier que les employés l’ont appris, après avoir reçu une lettre officielle de la direction. Depuis plus d’un mois, ils étaient en chômage technique.
C’était le choc hier, pour les 65 employés de l’usine Gruppo La Perla d’apprendre qu’ils sont désormais sans emploi. Le plus dur c’est qu’ils ne percevront aucune indemnité pour leurs années de service. Ce matin, ils se sont rendus au ministère du Travail, qui leur a proposé de s’enregistrer au Workfare Programme ; mais les employés ne l’entendent pas de cette oreille. « Nous avons plus de cinquante ans, comment pouvons-nous espérer trouver un autre emploi, avec tous ces jeunes sur le marché du travail », avance Antoinette Ah-Choon.
Cette dernière se demande comment l’usine peut prétendre être en difficultés financières – raison avancée par la direction – alors que la maison mère a annoncé une nouvelle collection 2013 sur internet. « Nous voulons que le gouvernement enquête sur cette affaire. »
Les ex-employés de Gruppo La Perla affirment que la direction de l’usine les avait mis au courant de la fermeture vers la fin de l’année dernière. Toutefois, aucune date n’avait été avancée. « On nous avait aussi assuré que nous serions indemnisés. Mais aujourd’hui, ils ont changé de discours », affirme Clency Bastien.
La plupart des licenciés comptent plus de vingt ans de service dans cette usine. « Nous nous sommes sacrifiés pour l’économie du pays et aujourd’hui nous nous retrouvons sans le sou. »
Ces derniers se disent également révoltés que le directeur n’ait même pas été présent hier, pour leur fournir une explication. « C’est une secrétaire qui a été chargée de nous remettre la lettre. »
Les licenciés souhaitent rencontrer le ministre du Travail pour discuter de leur situation. « Si vraiment l’usine éprouve des difficultés financières, la maison mère, en Italie, aurait dû fermer également. »