La Compagnie mauricienne de textile (CMT) augmente sa capacité de production au Bangladesh. D’ici la fin de l’année, la production passera ainsi de 1,5 million de pièces par mois à 3 millions d’unités mensuellement. C’est ce qu’a laissé entendre le directeur général François Woo au Mauricien à l’issue d’une visite du ministre du Travail, Shakeel Mohamed, hier, dans le cadre de la Fête du Travail.
Cela fait depuis cinq ans que la CMT s’est implantée à l’étranger, et ce en raison de la compétition et des exigences du marché du textile. Depuis, elle opère deux unités de production au Bangladesh et des travaux d’agrandissement sont en cours dans le cadre de l’expansion de ses activités dans ce pays. Actuellement, les usines de la CMT au Bangladesh emploient quelque 6 000 personnes, dont une trentaine de cadres mauriciens et, avec l’expansion de ses activités, le nombre d’employés passera à 10 000 d’ici la fin de cette année, indique le No 1 de la CMT. « Nous avons fait le choix de trouver un pays où les coûts peuvent nous permettre de garder nos clients. Nous avons fait une étude dans plusieurs pays, dont l’Inde et la Chine, et nous avons arrêté notre choix sur le Bangladesh », indique François Woo en revenant sur la décision de la compagnie d’étendre ses activités dans ce pays. La proximité du Bangladesh, explique notre interlocuteur, permet à la CMT d’accéder à un plus large portefeuille de clients en raison du fait que nombreux d’entre eux possèdent des bureaux basés dans le pays ou visitent plus régulièrement le pays que Maurice. « Le Bangladesh a bâti une industrie textile solide. Ce pays est le deuxième plus gros exportateur de vêtements au monde après la Chine », poursuit François Woo.
La CMT accueillait hier matin dans son QG à Valentina, Phoenix, une délégation du ministère du Travail, avec à sa tête le ministre Shakeel Mohamed, dans le cadre d’une série de visites ministérielle dans le contexte de la Fête du Travail. Le ministre Mohamed, s’adressant aux employés et aux cadres de cette unité, a félicité la CMT pour offrir l’opportunité à ses employés d’avoir un “on-the-job training” et d’investir autant dans la formation de ses travailleurs. « En faisant cela, vous offrez l’opportunité aux jeunes de devenir employables et de devenir un “asset” pour la compagnie », a-t-il soutenu, faisant référence au fait que peu d’entreprises ont un budget dédié à la formation de leurs employés. Annonce a été faite que le site internet du ministère, spécialement la partie consacrée à l’emploi, sera revu pour permettre aux employeurs de publier les postes vacants et aux demandeurs d’emploi de “upload” leur CV. Ces derniers pourront aussi y visionner des vidéos et trouver des conseils sur la manière de se préparer pour un entretien de travail ou encore de rédiger un CV, entre autres.
S’exprimant à son tour sur la signification de la Fête du Travail, François Woo a soutenu qu’il s’agit d’un moment de réflexion. « Nous devons penser à quel point nous sommes chanceux d’avoir un travail, surtout dans un contexte où le chômage est un problème. C’est l’occasion aussi de réfléchir comment rendre le lieu de travail plus agréable, comment être plus gentils avec nos collaborateurs… ».