Ils se sont retrouvés à la rue après la fermeture de leur usine, Texto Ltd, le 15 décembre dernier. Contrairement à leurs camarades qui ont accepté d’être redéployés dans d’autres usines, onze ouvriers bangladais veulent rentrer dans leur pays. La Fédération des Travailleurs Unis invite le ministère du Travail à leur fournir le billet d’avion pour cela.

Ce genre de situation s’est déjà produit avec la fermeture subite de l’usine Avant Ltd, située à Quatre-Bornes. Les ouvriers indiens avaient alors été pris en charge par les autorités mauriciennes. Ils ont eu droit aux salaires qui leur étaient dus, ainsi qu’à un billet d’avion, pour ceux qui souhaitaient rentrer chez eux.

Dans une lettre adressée au ministère du Travail ce matin, le négociateur Atma Shanto réclame le même traitement pour les ouvriers bangladais de Texto Ltd. Des 185 expatriés de l’usine, onze souhaitent retourner au Bangladesh. Ils évoquent les conditions de travail difficiles à Maurice et la situation précaire dans laquelle ils se trouvent pour soutenir leur motivation.

Certains d’entre eux, dont le contrat a expiré, ne sont plus couverts par la garantie bancaire, obligeant l’employeur à leur payer le billet de retour. D’où la demande du syndicat pour que le ministère prenne en charge ce déplacement, comme il l’avait fait pour les Indiens d’Avant Ltd. Les 174 autres Bangladais de Texto Ltd seront redéployés dans d’autres usines.