Les dirigeants du Trust Fund for Excellence in Sports (TFES) ont invité hier les nombreux jeunes sportifs, membres et encadreurs du Pôle Jeunes (11-15 ans) à passer une demi-journée récréative au collège St-Esprit à Quatre-Bornes. Ce regroupement a été l’occasion pour Michael Glover, Chief Executive, de renouveler sa foi en cette fondation qui, dit-il, assure aux jeunes l’encadrement nécessaire à leur épanouissement durant leur carrière et même au-delà.
Cette demi-journée regroupait les sportifs de neuf disciplines, à savoir le football, le volley-ball, le handball et le basket-ball qui étaient les plus nombreux ainsi que ceux du badminton, du judo, du tennis de table, de l’athlétisme et de la voile. Pris par la campagne des élections municipales, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Rittoo n’a pu être présent.
Si on compte une quinzaine de badistes qui étaient absents hier matin et une quarantaine de sportifs de Rodrigues, on arrive à un peu plus de 300 jeunes qui ont rejoint le TFES, nous confiant Michaël Glover avant de procéder à l’ouverture de cette journée omnisports. Il avait à ses côtés Désiré Tsang, président du TFES, Soodesh Appadoo, que le MJS a dépêché à temps partiel au TFES, Ram Lollchand, président de l’Unité sportive de haut niveau (HLSU) et membre du TFES, le président du Mauritius Sports Council, Kris Appadoo, et Jacques Malié, recteur du CSE.
Le Pôle Jeunes regroupe les catégories 11-15 ans. Au-délà, c’est le Pôle Espoirs, a d’entrée rappelé Michaël Glover. « Nous effectuons le travail à la base. Et la base c’est vous. Le Pôle Jeunes vous offre la possibilité et les facilités de bien vous entraîner. Les résultats sont visibles aux Jeux de l’Avenir et de l’Espoir. Et si vous êtes performants, vous pouvez aller bien loin. Nous menons des détections avec les fédérations. Nous ne prenons la place de personne, mais nous sommes là pour encourager les sportifs », a-t-il expliqué.
Il également annoncé l’ouverture dès janvier 2013 au CSE d’une classe de douze élèves exclusivement réservée aux sportifs du TFES qui suivent la filière sport-études. D’autres jeunes qui seront en Form III en janvier 2013 devraient devenir des élèves du CSE en janvier 2014 s’ils donnent, entre-temps, « de bons résultats dans leur sport respectif », a déclaré Michaël Glover. « Ils deviendront des élèves à part entière du collège et suivront les mêmes matières que les autres, mais dans des classes séparées formant la section sport-études. » Le CSE s’est doté de trois nouvelles salles qui abriteront cette section. Le collège compte déjà dans ses rangs des élèves de Form V et Form VI qui sont membres du TFES.
« Nous vous prenons en main pour vous mener le plus loin possible. Mais nous souhaitons que vous soyez aussi performants et sérieux que les sportifs de Rodrigues », fera-t-il ressortir. « À ceux qui ne peuvent être admis plus tard à l’université, nous leur offrons le choix d’un métier, car c’est aussi là l’objectif du Trust Fund. C’est pourquoi il est important de croire dans le sport où il y a un bel avenir et des perspectives de bourses sport-études. »
Lui succédant, Désiré Tsang s’est dit heureux de pouvoir aujourd’hui compter 300 jeunes au TFES contre 10 seulement lors de son lancement en 2007. Il a fait état des 22 bourses de haut niveau offertes par le MJS aux sportifs appelés à représenter Maurice dans le futur. Il a remercié les instances concernées de leur soutien et a souhaité que ce regroupement raffermisse les relations entre les sportifs du Pôle Espoirs.
Le recteur du CSE a exprimé son plaisir d’accueillir les sportifs « dans le berceau du sport. » « Notre collège est partenaire du Trust Fund dans le domaine éducatif. Nous avons également beaucoup d’éléments du Trust qui fréquentent le collège et la possibilité de prendre d’autres stagiaires. Nous vous offrons tout l’encadrement et le suivi pour réussir dans le sport et dans la vie », a abondé Jacques Malié.
Enfin, le président du MSC considère, lui, une aubaine que de pouvoir compter sur autant de facilités. « Michael Glover et Jacques Malié sont des connaisseurs en matière de sport et on peut compter sur eux pour vous faire progresser et atteindre vos objectifs », estime Kris Appadoo. Ancien entraîneur d’athlétisme, il affirme que la vocation du Trust Fund tend à un certain point vers le concept de la professionnalisation du sport qui permet au sportif d’intégrer la société et d’y gagner sa vie décemment. « Les jeunes, passé l’âge de 16-17 ans, se dispersent car ils n’ont pas la certitude que le sport puisse leur offrir des perspectives professionnelles et une stabilité familiale après leur carrière. Or, le Trust Fund répond à ces exigences. »
Il a terminé en remerciant le TFES, le recteur du CSE et le secteur privé de leur soutien à la grande famille du Pôle Jeunes.