Le diocèse de Port-Louis à célébré la Journée mondiale des migrants de façon amicale, hier après-midi, dans les Jardins du Thabor, Balfour, à Beau-Bassin. Cette troisième édition, organisée par la Commission Justice et Paix, a été placée sous le thème « Bâtissons une culture de la rencontre ». Cette journée consacrée aux migrants est célébrée internationalement le 19 janvier et le pape François a adressé un message de prière et de partage à toute l’Église à l’occasion de la 100e Journée mondiale du migrant et du réfugié, qui avait pour thème « Migrants et réfugiés : vers un monde meilleur ».
Ceux présents hier au Thabor, moins nombreux que les fois précédentes, viennent du Rwanda, du Nigeria, de Lesotho, de l’Ouganda, de Madagascar et de Rodrigues. L’assistance été composée d’étudiants, d’ouvrières d’usine, des techniciens dans l’informatique et de représentants d’autres milieux professionnels. L’évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, le vicaire général Jean-Maurice Labour et le curé de la paroisse de St Jacques, le père Augustin Rakotonomenjanahary, se sont adressés à l’assistance.
Dans son message aux migrants présents, Mgr Piat, qui s’est exprimé en français et en anglais, a mis l’accent sur la fraternité. Il devait rappeler à l’assistance que Maurice était d’abord une île déserte et que sa population est composée de migrants venant de pays d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Il devait dire que la fraternité doit exister entre tous les êtres humains et a parlé de l’expérience vécue par un couple de Mauriciens qui vit à Pamplemousses, qui a mis sa cuisine à la disposition des ouvrières chinoises des usines de la région et qui voulaient préparer leurs repas selon leur culture. Malgré les problèmes de langue, la communication s’est faite sans anicroche. La solidarité entre les êtres humains est possible, quel que soit de la région d’où l’on vient, dit-il.
Mgr Piat a encouragé les Mauriciens à venir en aide aux étrangers et à les accueillir à bras ouverts. Il a aussi lancé un appel aux autorités, aux institutions du pays pour vivre cette fraternité envers les étrangers qui travaillent à Maurice, l’évêque faisant allusion surtout aux ouvriers qui exercent dans la construction et dans les usines où les conditions d’emploi sont difficiles. Il a rappelé que selon les dernières statistiques, quelque 39 000 étrangers travaillent à Maurice et contribuent ainsi à l’économie du pays.