Les Mauriciens de culture tamoule ont participé hier dans les Kovils du pays à la cérémonie religieuse dite Codi Ettram (lever du drapeau) symbolisant la victoire du dieu Muruga sur les forces du mal. Cette cérémonie marque le début de la période de jeûne, d’abstinence et de prière culminant par la célébration du Thaipoosam Cavadee, le 3 février prochain.
Le pavillon symbolise l’emblème du dieu Muruga. Un paon est dessiné sur un morceau de toile qui est ensuite béni. Le pavillon est divisé en trois parties, le pati, le pasu et la barsam. C’est le prêtre Krimoothy Prabu de l’Ébène Mariamen Kovil qui a procédé hier au lever du pavillon. Cette période de jeûne est propice pour que les dévots se concentrent sur le divin, se purifient et se consacrent uniquement à Dieu. Les dévots rejettent les plaisirs de la vie que sont la chair, la boisson et la cigarette. Ils consomment des mets végétariens et des fruits et se rendent chaque jour dans les kovils. Certains dévots passent la nuit sur une natte à même le sol. Pour sa visite quotidienne au temple, le dévot portera des vêtements blancs ou crème et appliquera le sandanam (cendre sacrée) sur le front. Pendant ces sessions quotidiennes de prières, ils récitent des versets védiques en honneur au dieu Muruga, écoutent les sermons des prêtres et entonnent des chants pieux.
Les prêtres consacrent leurs discours aux écrits sacrés, à la bonne conduite, la spiritualité et l’harmonie sociale.
À partir du quatrième jour, le dévot se consacre à la préparation du kattai, le banc en bois qui sera utilisé pour transporter le cavadee. Les kattais sont bénis avec une peau de safran et le vibhouti (cendre sacrée).
Quelques jours avant le Thaipoosam Cavadee, les dévots confectionnent le cavadee avec des morceaux de bambous, de l’écorce de bananier, des feuilles de cocotier, des fleurs et des plantes odoriférantes.
Le Codi Irrakam (descente du pavillon), cérémonie mettant fin au jeûne, aura lieu le 4 février.