Acteur, metteur en scène, chercheur, se souvient-on que Daniel Labonne a élaboré, dans les années 70 à Maurice, un programme de formation lorsqu’il a créé L’Atelier Théâtre de l’Île Maurice? Installé à Londres, il a soutenu une thèse intitulée « Development through creativity » (University of London). Une thèse qui s’appuie sur un projet qui traite des arts du spectacle en Afrique (ACTPA Project, 1985-1991 sponsorisé par l’UNESCO, le gouvernement de Maurice, celui du Zimbabwe, la Finlande, la Norvège, le Danemark, les Pays-Bas, entre autres). Aujourd’hui à l’heure de l’invasion de l’informatique, de l’enchevêtrement des cultures, Daniel refuse que le nouveau signe la mort de l’ancien — et veut partager son expérience en tant que dramaturge, acteur, chercheur de passerelles secrètes par où l’inspiration traditionnelle pourrait irriguer les formes d’expression modernes, par où le théâtre, en se transformant, continuerait d’épouser la vie. Son livre « Empowering the performer » (Tamare House, 2012) a été lancé à Maurice mercredi. Un ouvrage issu de sa thèse — 25 ans de travail sur le terrain dans 18 pays de l’Afrique sub-saharienne. Le livre raconte le projet d’une école originale qui réponde aux besoins de l’Afrique (Maurice faisant partie de la région sud du continent noir) dans le cadre du développement culturel (World Decade for Cultural Development proclamé les nations Unies). En marge de la présentation de son livre, Daniel Labonne aborde avec nous quelques aspects du théâtre — l’identification des acteurs, la formation, les structures existantes, le financement — tout ce qui constitue la validité de son projet de formation des artistes du spectacle, basé sur l’échange.