Thierry Dodin, 38 ans, se décrit comme quelqu’un qui garde toujours le sourire. “Je suis quelqu’un de jovial. J’ai garde ma joie de vivre malgré les difficultés. Mes amis disent que je suis toujours souriant.” Il vit à fond ses deux passions : les pneumatiques et la pêche. Responsable de vente, il savoure chaque seconde de son métier qui lui permet de “conseiller des gens sur les types de pneus à utiliser par rapport à leur type de voiture et améliorer ainsi leur sécurité sur les routes”.

L’habitant de Pointe aux Sables est également un féru de pêche, notamment la pêche en kayak. “Je m’y suis initié il y a environ un an. J’y vais une fois par semaine, en général les samedis, avec un groupe d’amis. Je peux y aller une deuxième fois en semaine si je ne rentre pas trop tard du boulot.” La pêche lui confère un apaisement qu’il ne retrouve pas ailleurs. “Ça me déstresse. Le fait de se retrouver seul donne le temps de réfléchir calmement et posément. Être en mer me rend zen.” “Ferrer un poisson procure une émotion quasi indescriptible. Ce combat que tu livres contre un poisson est formidable. Parfois, tu gagnes; parfois, tu perds. Mais même quand tu perds, tu es satisfait.”

Bon gourmet, Thierry Dodin aime déguster ses prises, qu’il cuisine lui-même. “Je suis un grand amateur de la chair de poisson. De temps en temps, je mijote un bon bouillon de tête de poisson et du poisson frit à côté, arrosé de jus de citron. Je peux aussi le préparer en curry.”

Le Sablipointeau aime passer du temps en famille et avec ses amis. Il organise parfois un camping sur la plage. “C’est un moment qui nous permet, les enfants, ma femme et moi, de nous déconnecter du train-train quotidien. On laisse de côté les téléphones, les tablettes et on passe un moment agréable en nageant, pêchant ou en organisant un barbecue.”

La boîte à questions

Notre invité a plongé sa main dans notre boîte à questions. Et le hasard lui a imposé ce qui suit.

Quel est le plus beau compliment que l’on puisse vous faire ? Et le pire ?

On me complimente souvent sur mes yeux. On me dit que j’ai de beaux yeux. Je les ai hérités de ma mère; j’en suis fier. On me dit aussi que je trouve des solutions assez facilement. Je ne reste pas bloqué sur les problèmes.

Quelle sera votre première action le jour où l’on vous nommera Premier ministre ?

Rien, car je ne le deviendrai jamais. Je ne vote même pas. Je ne suis pas l’actualité politique. Mes convictions religieuses font que je ne crois pas dans le gouvernement des humains. Je crois dans le royaume de Dieu.

Au réveil, vous êtes du genre à dire “Ayo Mama” où “Allez hop, allons-y !” ? 

Allez hop, allons-y ! J’aime dormir, mais peu importe l’heure à laquelle je suis rentré la veille, lorsque c’est l’heure de me réveiller, je suis fidèle au poste. Même si je suis malade, je me lève pour aller travailler.

Qu’offrirez-vous au Premier ministre s’il vient chez vous à l’heure du dîner et de quoi lui parlerez-vous ?

Je n’ai rien contre lui, mais je ne l’inviterai jamais à dîner. Donc, je ne lui offrirai rien.

Après votre passage sur terre, que souhaiteriez-vous que l’on dise de vous ?

Je n’attache pas trop d’importance à ce que disent les autres sur moi. Mais je suis très sensible à ce que mes enfants et ma famille pensent de moi. J’aimerais qu’ils me perçoivent comme une personne qui a toujours fait de son mieux pour leur offrir le meilleur et qu’ils disent que j’ai été tout le temps honnête envers eux.

Comment définiriez-vous votre pays ?

Vu de l’extérieur, Maurice a des airs de paradis. Mais il y a beaucoup de problèmes liés au racisme; on le voit particulièrement sur les réseaux sociaux. On parle d’un pays multiracial où toutes les communautés vivent en harmonie, mais on voit beaucoup de gens qui disent ou écrivent des propos choquants. Nous avons un gros travail à faire pour changer cela. Nous vivons dans un petit pays où nous serons amenés demain à avoir besoin de celui qu’on a insulté aujourd’hui. Nous avons beaucoup à apprendre des Rodriguais, qui ont tout compris.

Si vous deviez changer un trait de votre personnalité, quel serait-il ?

Mon impulsivité. Dès que quelque chose m’agace, je ne me fais pas prier pour le dire, sans réfléchir et sans faire attention au ton que j’emploie. Mes collègues me le reprochent souvent. J’ai envie de changer, mais ce n’est pas facile. C’est un trait de mon caractère que j’ai hérité de mon père et dont j’ai du mal à me débarrasser. Je suis impulsif également lorsque ma famille ou une connaissance subit une injustice.

Avec quelle vedette de la chanson entamerez-vous un duo ? Et pour chanter quoi ?

J’adore chanter. Je n’ai pas peur de chanter en public. J’ai tellement de noms qui me viennent en tête, mais j’aurais aimé faire un duo avec Amel Bent. J’aime sa voix, son style, ses chansons et sa personnalité.

Que direz-vous à Dieu quand vous le verrez ?

Je ne suis pas sûr de voir Dieu un jour. Je lui demande tous les jours de m’aider à améliorer ma personnalité et d’agir très vite pour que cette Terre devienne un endroit où les gens peuvent vivre en paix, en harmonie et dans la justice. Ça me fait de la peine de voir souffrir les gens. Mon papa est décédé dans mes bras; j’ai pu constater à quel point l’humain est impuissant. Je me suis demandé pourquoi il faut qu’on meure. Lorsque j’ai lu La Bible, j’ai eu la réponse, mais je demande à Dieu de faire disparaître la mort.

Que devrait faire Superman s’il atterrit un jour à Maurice ?

J’ai toujours été un grand fan de superhéros. J’aime tout ce qui concerne l’univers Marvel. Depuis mon enfance, j’admire Spiderman; j’avais même un poster de lui dans ma chambre. Si Superman atterrit à Maurice, j’aimerais qu’il fasse quelque chose que j’aurais fait si j’avais des super-pouvoirs : débarrasser Maurice de la criminalité.