Think Mauritius est une nouvelle plateforme mise en place par Raja Pillay, Pitch Venkatasamy, Faizal Jeerooburkhan et Dishina Woottun avec pour but de remodeler la politique en transformant l’indignation des citoyens en force créatrice. Pour Raja Pillay, le porte-parole de Think Mauritius, « on va vers une dictature. Si certains disent qu’une alliance PTR/MMM peut mener vers un 60-0, nous, on est là pour empêcher les dérapages ».La réforme électorale et constitutionnelle, estiment les membres de Think Mauritius, est prétexte.
D’entrée de jeu, Faizal Jeerooburkhan dira que la réforme électorale n’est pas une panacée. « On veut nous vendre cette idée qu’une fois la réforme votée à l’Assemblée, tous les problèmes auront une solution. Et que même le chômage, le déficit de la balance commerciale, la dette publique, la cherté de la vie seront résolus. Or il n’a fallu que quelques jours pour que ces mêmes dirigeants se démasquent et nous fassent réaliser que la réforme a servi de prétexte et qu’ils ne recherchaient que leurs intérêts personnels ». Le but de la mise sur pied de Think Mauritius est de sensibiliser tout un chacun à l’importance de ne pas laisser son destin dans la main des politiciens. Pour Think Mauritius, le pouvoir politique est dans la main du peuple et les élus politiques devraient être redevables au peuple. Raja Pillay indique que « nous faisons des propositions pour des réformes dans le système électoral pour le court terme, pour enlever les références aux différentes communautés et pour donner plus de pouvoir au Commissaire électoral. Nous pensons néanmoins qu’il faut des changements plus en profondeur. Nous invitons les forces vives, les organisations civiques, les groupements politiques à apporter leur contribution à l’édification de cette nouvelle société mauricienne ».
Une autre proposition de Think Mauritius est d’avoir un système de contrôle de checks and balances, contrôle qui pourrait se faire au niveau du Parlement. L’organisation demande aussi que les députés rencontrent leurs mandants régulièrement pour discuter de ce qui va être débattu au Parlement. Entrent aussi en ligne de compte, la création des comités parlementaires, le Freedom of Information Act, la liberté de la Presse. Think Mauritius se dit contre le transfugisme. « Le passage d’un élu d’un parti à un autre doit être condamné, car il fausse le vote des électeurs. Si un élu pour des raisons de conscience, pense qu’il ne peut plus faire partie d’un parti qui l’a fait élire, il doit démissionner ou siéger en indépendant et surtout ne pas accepter de poste dans le gouvernement. » Il a aussi été question du financement des partis qui selon les membres de Think Mauritius nécessite un contrôle strict des revenus et des dépenses. Think Mauritius revendique son droit d’être une plateforme citoyenne pour une nouvelle société mauricienne, qui entend « convaincre les Mauriciens qu’une nouvelle île Maurice est possible et créer un réseau de toutes les personnes et organisations qui sont disposées à oeuvrer à sa réalisation ».