Dans son jardin qui ressemble à un parc, Monique Davasgaium propose des activités en plein air et toutes sortes de jeux pour les enfants issus de divers milieux. Cette habitante de Moka, qui a créé un club de vacances, s’est donnée comme objectif d’apporter un peu de bonheur dans la vie des enfants défavorisés en leur offrant de vraies vacances. Ainsi, pour ces enfants dont les sorties représentent un luxe qu’ils ne peuvent s’offrir, l’institutrice préscolaire leur offre gratuitement tout un programme de loisirs. Piscine, visite de musée, jeux et sports, tout est mis en oeuvre pour éviter que les enfants soient livrés à eux-mêmes.
Les vacances sont là. Si certains profitent déjà des plaisirs de la mer et d’activités enrichissantes, d’autres n’ont pas cette chance, les parents travaillant ou n’ayant pas les moyens de leur offrir des sorties. Monique Davasgaium est institutrice pré-scolaire de profession. Elle aurait pu en rester là. Il y a deux ans, elle a créé « Ti Cabo », un club de vacances qui organise des activités pour les enfants de la région et régions avoisinantes de Moka. « Nous accueillons 10 à 30 enfants à chaque période de vacances », dit-elle. Parmi eux, nombreux sont issus de milieux défavorisés.
« Pendant les vacances scolaires, certains enfants sont souvent laissés à eux-mêmes et privés de loisirs, ils sont nombreux à se réapproprier la rue. Mon but, c’est de les sortir de la rue et leur permettre de profiter des activités saines », dit-elle. L’idée de créer ce club de vacances, où se rencontreraient à la fois des enfants issus de milieux aisés et défavorisés lui est venue suite à la demande de nombreux parents. « J’aime les enfants, j’ai toujours voulu faire ça », dit-elle. Car Monique a toujours aimé travailler avec les enfants. D’ailleurs, elle a abandonné ses études d’infirmière pour exercer dans une école maternelle « afin d’être plus proche des enfants », dit cette heureuse mère de deux filles.
ll s’agit, ici, de vraies vacances. Et non au sens où notre époque moderne entend ce mot, c’est-à-dire laisser les enfants seuls devant le poste de télé ou devant un ordinateur s’empiffrant d’une nourriture non équlibrée à longueur de journée! Ou pis encore : livrés à eux-mêmes sur la rue. Le but de Mme Davasgaium, c’est d’offrir des activités saines et de plein air à « ses enfants ». À Vinson Lane, à Moka, elle a un vaste jardin familial. Non loin de celui-ci coule paisiblement un cours d’eau. Et les enfants en levant la tête peuvent même apercevoir des pans de la Montagne Ory. Décor idyllique et réel loin du paysage factice d’un fond d’écran d’ordinateur… Elle y accueille des enfants âgés de 5 à 12 ans dans « son jardin d’enfants ». Les lundi, mardi, jeudi et vendredi, de 9h30 à 14h, ces derniers s’initient aux activités comme le football et le volley-ball, le taï-chi et le yoga, la danse, la musique et le chant, autant que le dessin, la chasse aux trésors, la pâtisserie, la fabrication de colliers, le jardinage (un moyen ludique d’apprendre aux enfants à respecter la nature) et le plus étonnant et rare : après aux enfants à jouer à cache-cache. « Comme je travaille dans une école, je sais ce qu’ils aiment en général », dit-elle.
Si certains parents contribuent pour les frais de transport, matériel et repas de leurs enfants, d’autres n’ont pas les moyens. Pour ces enfants, tout le programme est financé par Monique, elle-même, et sa famille : les Yagapen, une famille dont les membres sont dans le bénévolat depuis un vingtaine d’années.
« Je veux offrir à des enfants l’opportunité de se réunir et de passer d’agréables moments ensemble. Je suis convaincue que cela peut les aider dans leur épanouissement », dit-elle. De la visite de la Tour Martello ou une demi journée au jardin Balfour à la réalisation d’un collier en passant par une chasse aux trésors, les enfants vivent de joyeux moments pendant les grandes vacances. « Ils sont heureux. Je suis heureuse aussi de pouvoir leur offrir un peu de bonheur », dit-elle.