La marque Hewlett Packard et Leal Communication & Informatics Ltd (LCI) ont convié des responsables informatiques de ministères, organismes étatiques et para-étatiques à l’hôtel Sofitel hier soir pour leur présenter les dernières technologies de HP. Le Chief Technical Officer (CTO) du ministère des Technologies, de la Communication et de l’Innovation (TCI), Rajnish Hawabhay, intervenant lors de cet atelier de travail intitulé “HP Smart Technologies”, a annoncé la mise sur pied d’un National Open-Source Competency and Excellence Centre (NOSCEC) dans le cadre de la National Open Source Policy and Strategy adoptée par le pays.
Rajnish Hawabhay s‘est longuement exprimé sur la contrefaçon, « un fléau en augmentation constante qui n’épargne aucun secteur économique, y compris celui de l’informatique au niveau du matériel et des logiciels ». La contre-offensive contre le piratage des logiciels serait les solutions open source, en particulier dans les pays en développement. Dans ce contexte, le CTO du ministère des TIC a annoncé la mise sur pied d’un National Open Source Competency and Excellence Centre. Il a fait remarquer que des pays tels l’Estonie, la Slovénie, l’Afrique du Sud, la Malaisie et Singapour ont déjà lancé leur propre centre d’excellence, avec pour résultat un faible taux de piratage, contrairement à Maurice. Il a également réaffirmé le soutien du ministère aux différentes parties prenantes dans la lutte contre la contrefaçon et le piratage de logiciels. S’agissant des équipements informatiques, « le gouvernement travaille en collaboration avec l’autorité régulatrice pour délivrer des licences/certificats/logos pour les tablettes et téléphones portables », a déclaré Rajnish Hawabhay.
« La gamme des produits contrefaits ne cesse de se diversifier, menaçant directement la sécurité et la santé des consommateurs, et la contrefaçon constitue une atteinte au droit de propriété intellectuelle. Les progrès technologiques ont rendu facile pour quiconque de reproduire et de distribuer des oeuvres protégées partout, à tout moment et à tout le monde », a-t-il ajouté. « Le principal ennemi des sociétés de logiciels est le piratage. Le piratage constitue, en outre, une source d’évasion fiscale et a un impact sur les revenus des sociétés, entraînant des pertes de parts de marché. La contrefaçon a un coût important pour les consommateurs, qui sont trompés sur la qualité des produits, et ceux utilisant les logiciels piratés exposent leur matériel informatique à des virus et des brèches de sécurité, ce qui peut entraîner des pertes de données. »
Selon une étude réalisée par KPMG, 8 à 10% des équipements informatiques vendus en 2007 sont du matériel contrefait, représentant une perte importante pour l’industrie. En 2011, la vente de téléphones portables contrefaits était estimée à environ USD 250 millions, soit 16% des ventes totales de portables sur le marché mondial. Selon une étude de Global Software Survey, publiée par la Business Software Alliance, en moyenne 43% des logiciels installés sur les PC ne possèdent pas de licence, ce qui représente un manque à gagner de près d’USD 62,7 milliards. Ce rapport relève toutefois une diminution du taux de piratage de logiciels à Maurice, de 57% en 2011 à 55% en 2013.