Notre pays fait figure de bon élève en matière de technologies de l’information et de la communication. C’est en tout cas ce que révèle le Global Information Technology Report du World Economic Forum, qui vient d’être publié. Mieux encore : Maurice est même citée comme un « case study ».
Maurice se positionne à la 53e place au classement mondial du Global Information Technology Report du World Economic Forum (WEF) publié cette semaine. La bonne performance de notre pays dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication (TIC) lui ont valu d’être cité comme « case study » pour la première fois dans cette publication, qui en est à sa 11e édition. Cette dernière – dont le thème est « Living in a Hyper-connected World » – établit un classement de 142 pays dans le monde selon leur Networked Readinesss Index (NRI).
Concernant la performance mauricienne, notre pays arrive même en tête des pays d’Afrique subsaharienne, suivi par l’Afrique du Sud (71e) et le Nigeria (112e). Les résultats de du Global Information Technology Report ont été présentés lors de la conférence du WEF jeudi à New York. Étaient présents : le ministre des TIC Tassarajen Pillay Chedumbrum ainsi que le directeur exécutif de l’Information & Communication Technologies Authority (ICTA) Krishna Oolun. L’occasion pour le ministre mauricien de prononcer un discours lors de la conférence avant de rencontrer la presse internationale. Les deux hommes rentrent au pays ce matin.
Le rapport s’appuie sur un « case study » intitulé « The Making of a Digital Nation : Toward i-Mauritius ». Krishna Oolun, Suraj Ramgolam (chairman du National computer board) et Vasenden Dorasami (Senior Advisor on ICT matters au ministère des TIC) ont aidé à la rédaction dudit « case study ».
Il faut dire qu’en quelques années seulement, le secteur des TIC est devenue le 3e pilier économique du pays. Sa contribution au produit intérieur brut s’élevait à 6,5 % en 2011 Le secteur emploie quelque 15 000 personnes, ce qui représente environ 4 à 5 % du marché du travail. Autant dire que le secteur se porte plutôt bien. Le « case study » fait d’ailleurs état des étapes marquantes, citant par exemples la libéralisation des télécommunications en 2003, la construction de la cybercité, la connectivité au reste du monde à travers le câble sous-marin de fibres optiques, ou encore les réformes législatives pour la création d’un environnement propice à assurer la pérennité du secteur. Quelques chapitres du « case study » dressent également une analyse approfondie des mesures et politiques adoptées par les autorités ayant contribué à l’émergence du secteur en tant que 3e pilier de l’économie. Le document fait aussi mention des programmes mis en place par le gouvernement pour la construction d’une société de l’informatique et contient des indicateurs concernant la progression du secteur au fil des années. Sans compter les stratégies développées pour garantir le positionnement de Maurice dans l’économie mondiale. Mention est également faite des défis qui attendent le pays, à l’instar de la limitation des ressources naturelles et la qualité des ressources humaines.
En résumé, il est souligné que les efforts et stratégies des parties prenantes du secteur devraient contribuer à affirmer la visibilité de Maurice sur la scène internationale, en particulier au niveau du marché mondial des TIC et de l’externalisation. « Therefore, continued and sustained efforts to bring down the costs of international connectivity, to improve the quality of the workforce, and to promote a business-friendly environment will further ensure that Mauritius becomes a preferred platform and solutions provider in the global ICT / BPO realm. The solid foundations upon which the ICT / BPO sector is being elevated have endowed Mauritius with the right attributes to meet aspirations and challenges confidently as the country ascends the development ladder of the new global economy », écrit le rapport.