Une journée de conscientisation autour de la sécurité Internet est organisée depuis ce matin à Moka. L’occasion pour le ministre des TIC Tassarajen Pillay Chedumbrum de rappeler l’enjeu de baliser l’utilisation de l’Internet pour les plus jeunes.
Le Safer Internet Day 2012 est axé cette année autour du thème « Connecting generations and educating each other ». Le ministre des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) Tassarajen Pillay Chedumbrum soulignait le potentiel de l’informatique pour rassembler les générations. C’était ce matin à la cérémonie d’ouverture au MGI de Moka. « Travailler ensemble pour mieux se protéger » – une priorité. L’événement est organisé par le National Computer Board en collaboration avec le ministère de l’Éducation et des Ressources humaines, l’IT Security Unit du ministère des TIC, Microsoft et Secure Services Mauritius Ltd.
Dan Faugoo, directeur du National Computer Board (NCB), rappelle d’ailleurs le caractère pédagogique de la démarche. « La sagesse des moins jeunes, même s’ils ne sont pas toujours à l’aise avec l’outil informatique, s’applique tant aux réalités de terrain qu’à l’Internet ». Selon le directeur du NCB, l’informatique peut devenir un vecteur de partage et aider à combler le fossé entre les générations.
Le ministre des TIC met toutefois l’accent sur la sécurité Internet en s’appesantissant longuement sur le cyber-awareness. Tassarajen Pillay Chedumbrum cite socialbakers.com où 24 % de la population mauricienne, de différents âges, est connectée à travers des réseaux sociaux. Un tel foisonnement de l’activité virtuelle, un partage quasi-constant de données, des individus de différents degrés de maturité s’exprimant sur les mêmes plates-formes — tant d’exemples de risques, de pistes exploitables pour les cyber-bullies.
C’est dans cette optique que le ministre des TIC félicite l’Information and Communication Technologies Authority de son initiative pour centraliser le filtrage de contenus dangereux (« centralized online content filtering ») avec le concours de tous les Internet Service Providers locaux.
« Bien sûr, une solution idéale pour lutter contre le fléau d’abus en ligne serait une suspension complète, à la source, de tels sites web (NdlR, à caractère pornographique ou pédophile), soutient le ministre, mais la réalité est toute autre. En pratique, cela est difficilement réalisable car beaucoup de sites illégaux sont hosted dans d’autres pays ».
Le ministre Pillay est également revenu sur les mesures prises dans les écoles, citant le réseau SchoolNet, le système de e-register, entre autres.