Photo illustration

Ce ministère a encore récidivé dans ce rapport de l’Audit. Alors qu’un budget de Rs 958 millions avait été approuvé pour la réalisation de divers projets, la somme totale utilisée ne s’élève qu’à Rs 629, 4 millions, soit 66 % du budget. Le rapport de l’Audit égratigne ce ministère et met en exergue le “mis-match”, qui existe dans la mise en place des projets et la planification budgétaire.

Alors que d’importantes sommes du budget alloué auraient dû être dépensées dans plusieurs départements de ce ministère, notamment le Government on Line Centre, Mauritius Research Council, National Computer Board and Independent Broadcasting Authority, le rapport dénonce que ces sommes n’ont pas été dépensées comme estimées. Pour se défendre, le ministère des TIC évoque cinq points : des recrutements qui n’ont pas été effectués pour remplir les postes vacants, du retard dans la mise en œuvre des projets dans le cadre des programmes innovants liés aux TIC et des exercices de “procurement” qui n’ont pas abouti. En vue de régler ce problème et ne plus s’attirer les critiques du directeur de l’Audit, une “monitoring team” sera mise sur pied par ce ministère et se rencontrera chaque mois pour superviser les dépenses et veillera à la mise en place des projets.

Le Data Protection Office

Le Data Protection Office prend aussi un sérieux coup dans ce rapport. Un logiciel, qui a nécessité Rs 3,2 millions de l’argent des contribuables, n’offre aucune “value for money”. Ce logiciel acheté auprès d’une entreprise n’est pas utilisé de façon optimale. Sa maintenance a coûté Rs 400 000 de juin 2016 à juin 2019. Ce logiciel, comme indique le rapport, comprend plusieurs “modules”, tels l’e-Payment Platform, qui n’a pas été mise en service depuis les 42 derniers mois. Et au 30 juin de l’année dernière, l’envoi des données de l’ancien système au nouveau n’avait pas encore été complété. Le Data Protection Office se défend en soutenant « des problèmes techniques » dans le système. Des actions ont déjà été enclenchées pour remédier à la situation.

Alors que ce bureau est appelé à veiller à ce que la Data Protection Act soit respectée, le rapport révèle une tout autre histoire. En effet, il note non seulement « un manque d’une surveillance efficiente », mais aussi la conformité à la Data Protection Act. Pire, le Data Protection Office est pointé du doigt de ne pas avoir un registre approprié pour les Data Controllers.