Un cadre de référence couvrant les différents aspects des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour la gestion des catastrophes, verra le jour à l’issue d’un atelier de travail de deux jours axé sur le thème « The Effective Use of ICTs for Disaster Management – Mauritius » et qui prend fin cet après-midi. Différents partenaires — membres du National Disaster Committee, autorités, instance de régulation, opérateurs Telecom — et la société civile sont mis à contribution dans l’élaboration de ce cadre de référence. L’atelier de travail a été lancé hier à l’hôtel Intercontinental, Balaclava, par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Protection des Consommateurs, Cader Sayed-Hossen, qui assure l’intérimat comme ministre des TIC.
Les parties prenantes engagées dans la gestion des catastrophes à Maurice ont été invitées à élaborer des recommandations en vue de développer des actions sur la façon de s’appuyer sur les TIC afin de les gérer. Cet atelier sert de plate-forme de discussions pour les participants — 130 au total impliqués dans le domaine de la gestion des catastrophes — en vue d’utiliser de nouvelles technologies dans des stratégies de gestion concernant des catastrophes naturelles :  services de diffusion (radio, télévision), médias, SMS, entre autres.
Cet atelier de travail, organisé par l’Information & Communications Technologies Authority (ICTA) et le ministère des TIC, en collaboration avec la Commonwealth Telecommunications Organisation (CTO), arrive à un moment opportun suite à la décision prise par le gouvernement le mois dernier d’aller de l’avant dans la mise en place d’un National Disaster Risk Reduction and Management Council de façon prioritaire pour superviser la gestion des catastrophes à Maurice et à Rodrigues.
Cet atelier qui prend fin cet après-midi voit une forte participation locale dont les membres du National Disaster Committee, les opérateurs des télécommunications et de la société civile. Le Dr Cosmas Zavazava, chef de département Soutien de projets et gestion des connaissances, Bureau du développement des télécommunications (BDT) de l’Union internationale des télécommunications, le Dr Christian G. Claudel, professeur adjoint en ingénierie électrique de la King Abdullah University of Science and Technology de l’Arabie Saoudite et le Dr Corlane Barclay de la University of West Indies de la Jamaïque, sont parmi ceux qui sont intervenus à l’atelier de travail. Le Dr Cosmas Zavazava a fait un survol hier matin des « Emergency Telecommunications » et a élaboré hier après-midi sur le « National Emergency Telecommunications Planning ». Les participants se sont penchés également sur le progrès accompli par Maurice en matière de politique et de réglementation et sur les actions à enclencher. Les opérateurs locaux, en l’occurrence MTML, ont présenté pour leur part, leurs plans d’urgence et Mauritius Telecom a présenté son Data Centre de même que ses services Cloud et ses capacités de Disaster Recovery (DR). Des démonstrations techniques étaient aussi au programme au sujet du « Real-time flood monitoring using fixed or mobile sensor networks », du « Early Warning Systems for Risk Reduction in SIDS » ou encore au sujet de « ICTs for Disaster Management ».
Au deuxième jour de l’atelier, il est question d’évaluer le progrès de Maurice en matière d’avancement en termes de technologie et la contribution des opérateurs dans la gestion des catastrophes en s’appuyant sur le précédent cadre de références. Cette session permettra d’identifier de nouvelles actions à entreprendre et d’établir des objectifs à atteindre. Le rôle de la société civile est également discuté et à la fin de l’atelier cet après-midi, une présentation devait avoir lieu au sujet de la nouvelle approche de Maurice dans la gestion des catastrophes.