Comme nous l’avions indiqué dans notre édition d’hier, la juge en chambre Rehana Mungly-Gulbul a été saisie hier après-midi de la motion déposée en cour suprême par les habitants de Klondike Road à Flic-en-Flac, réclamant l’arrêt de la construction, par la Beach Authority, de toilettes publiques. La juge n’a pas émis l’ordre réclamé mais a convoqué chacune des parties à se présenter devant elle jeudi 20 mars.
Comme nous l’avions souligné hier, Indranee Beema, une habitante de Klondike Road, dont la maison se trouve en face du site de construction, est la porte-parole de la trentaine d’habitants de ce quartier. Pour ceux-ci, ces travaux de construction violent divers articles de loi. Outre l’article 117 (2) de la Local Government Act 2011 (absence de notice avant le début des travaux), les habitants soutiennent que ce projet ne respecte pas les articles 4 de la BA Act 2002, car « the proposed construction of the public toilet is not conductive to the proper control and management of public beach ». Ou encore l’article 5 (a) (i), car « the construction of the proposed public toilet is against the conservation and protection of the environment ». Les habitants de Klondike Road s’appuient également sur l’article 2 de la Building Control Act 2012, soutenant que les toilettes publiques « has not been designed in a way to maintain the society’s well-being and the protection of the environment ». L’article 63 (i) de la Rivers and Canals Act 1863 est également utilisé comme argument pour soutenir que les constructions ont lieu « from a distance of about 8 meters from the canal which is less that the statutory distance provided by law ».
« There was no indication as to which authority we had to address our complaints if any », déclare Indranee Beema dans l’affidavit qu’elle a juré au nom du groupe d’habitants. Une lettre de protestation en date du 11 février, envoyée à la BA, devait être suivie par l’installation d’un Notice Board sur le site, dit-elle. L’habitante de Flic-en-Flac soutient également que plusieurs lettres de protestations ont été envoyées aux Conseil de district de Rivière-Noire ainsi qu’aux ministères des Collectivités locales, des Terres et du Logement, de l’Environnement et de la Santé. Indranee Beema déclare qu’elle a rencontré à plusieurs reprises le ministre des Administrations régionales, Hervé Aimée, également député de cette circonscription. Selon elle, lors de leur rencontre le 20 février dernier, le ministre a déclaré « ne pas être au courant des travaux de construction », pour soutenir le lendemain que « since the work had already begun, he could not do anything since the proposed construction did not apparently concerned his ministry ».
La plaignante met également en avant un rapport du Dr Goolaub sur les « risks of health hazard due to the proposed construction of the toilet public ». « Those living close to the proposed public toilets including the Beema’s family will be exposed to germs, bacteria and viruses which can cause them to suffer from common cold and flu, intestinal sickness, streptococcus, staphylococcus, salmonella, E coli, hepatitis and shigella. Some of the diseases are potentially life threatening. Furthermore, M. Beema’s respiratory problem will certainly worsened ». Le médecin ajoute que l’odeur nauséabonde qui émanera de ces toilettes représenterait une autre source de problèmes de santé.
Le 20 mars, chaque partie fera connaître sa position sur ces travaux à la juge en chambre.