C’est connu, les jeux vidéo constituent un immense marché mondial. Paradoxalement, les joueurs sont de plus en plus à revenir vers les jeux des années 80. C’est d’ailleurs nombreux qu’ils ont redécouvert les vieilles consoles lors du récent Tokyo Game Show.

Qui a dit que Mario Bros, Donkey Kong et Pacman étaient morts ? Le retrogaming, autrement dit les anciens jeux vidéo, fait en effet de plus en plus d’adeptes. Par nostalgie, plus que probablement pour certains. Pour d’autres, il s’agit aussi de renouer avec l’essence même du jeu vidéo, voire de découvrir le paléolithique du gaming. Aussi les joueurs ne ratent-ils pas l’occasion de revenir aux sources, à l’âge d’or des jeux vidéo – dans les années 80 –, lorsque l’occasion leur est donnée.

Ce n’est pas ce qui épate le plus, mais à en juger par la gaieté de ceux qui s’y sont adonnés au Tokyo Game Show, les jeux vidéo rétro des années 80 ont un vrai public, ravi que les fabricants remettent leurs premières consoles au goût du jour. “Les jeux d’hier ne sont certes pas beaux, mais on y jouait entre copains de lycée dans les salles d’arcade, et y jouer était indissociable de cette amitié. Du coup, quand on s’y remet aujourd’hui, tous ces souvenirs refont surface”, raconte ainsi Soichiro Morizumi, qui lui-même est à la fois joueur et développeur.

Question de sensation.
“Les jeux actuels sont certes beaux, mais ils ne véhiculent pas du tout les mêmes sensations”, ajoute-t-il. Qui plus est, l’intérêt de ces vieux jeux réside aussi dans leur approche, simple en général, mais riche de ce qui était à l’époque de nouveaux concepts ludiques, et qui allaient finalement, des années plus tard, servir de base aux jeux modernes. Les développeurs de jeux vidéo dans les années 80 étaient en soi plus innovants, dans le sens où il leur fallait à la fois créer un concept ludique, mais aussi le traduire en termes de programmation, ce qui était loin d’être facile, à l’époque, d’autant qu’il leur fallait “faire tenir” leurs créations dans une mémoire informatique très faible.

Fidèle au salon annuel de Tokyo, le plus grand d’Asie, Sony y a exposé bien sûr ses dernières consoles haut de gamme (PlayStation 4), jeux et accessoires de réalité virtuelle, mais aussi, et ce fut la surprise annoncée juste avant l’ouverture du Tokyo Game Show, une réplique miniaturisée de sa première PS, la PlayStation Classic. “Pas moins de 25 ans tout juste après sa commercialisation au Japon, nous proposons cette variante non seulement pour les fans de la première heure, mais aussi pour ceux qui n’ont pas connu cette console”, a expliqué Shu Takura, porte-parole de Sony Interactive Entertainment. Sony s’engouffre ainsi à son tour sur un créneau sur lequel est déjà présent son compatriote et rival Nintendo, qui a rencontré un immense succès avec les mini-rééditions de ses Nintendo NES et Super Nintendo.

La nostalgie des quadras.
D’autres ont flairé le filon depuis plus longtemps, mais ont dû attendre avant de décrocher la timbale. C’est le cas de la société Hamster, qui acquiert des licences pour proposer des versions des anciens jeux de bornes arcade (Mario Brothers, Donkey Kong, Elevator Action, Nova2001), à télécharger sur les plus récentes consoles (la PS4 de Sony, la Switch de Nintendo ou la Xbox de Microsoft). Il en est de même pour la firme Hori, qui vient compléter l’offre avec une reproduction des interfaces à joystick et boutons sur lesquels s’excitaient les joueurs dans les salles dédiées.

“Ces derniers temps, les jeux des années 80 sont redevenus extrêmement populaires et le marché est en train d’exploser”, décrypte Satoshi Hamada, PDG de Hamster, qui prédit de beaux jours à la tendance rétro au fur et à mesure que les générations successives atteindront l’âge de la nostalgie. “Les joueurs d’alors ont aujourd’hui plus de 40 ans, et ils ont encore envie de jouer, mais les nouveautés actuelles sont trop complexes pour eux. Ils veulent la simplicité d’avant, parce qu’ils ont vieilli”, dit-il, devant des stands pris d’assaut par des quadras ou quinquagénaires.

Le Tokyo Game Show, qui a fait aussi la part belle aux jeux à la pointe sur Nintendo Switch, PS4, PC ou smartphones, a accueilli pas moins de 250,000 visiteurs et 668 entreprises venues de 41 pays. Pour la première fois, Nintendo, qui snobait le salon depuis l’origine, était de la partie. Toutefois, le pionnier nippon du secteur n’avait qu’un petit espace fermé de rendez-vous professionnel, uniquement destiné à attirer des développeurs indépendants pour sa console Switch, alors que Sony disposait, elle, d’une immense aire de jeu où le grand public était invité à tester ses nouveautés.

Reste que le salon a aussi révélé que les anciens jeux vidéo avaient encore de beaux jours à couler. Une renaissance, en quelque sorte. Quant à ceux qui voudraient renouer avec cette époque, il leur reste encore la possibilité de télécharger des émulateurs, nombreux et existant sur un grand nombre de plates-formes (PC, Mac, smartphones, etc.), voire de jouer directement en ligne sur des sites dédiés. À nous Centipede, Donkey Kong et autres Super Mario…

SAMSUNG : Le Galaxy X pour bientôt

Cela fait plusieurs années que l’on entend parler des smartphones pliables et Samsung y travaille d’arrache-pied pour nous proposer une véritable révolution dans le domaine de la mobilité. Le Galaxy X devrait donc se révéler au grand jour d’ici la fin d’année, et plus exactement courant novembre. C’est ce qu’a affirmé DJ Koh, le PDG de la firme sud-coréenne. Selon lui, d’après une étude effectuée par la marque, il existe un marché pour les smartphones pliables. La firme est en train de finaliser un appareil, qui serait baptisé Galaxy X, selon certaines rumeurs. De même, il n’est pas question d’avoir un écran avec une charnière, mais un véritable écran fonctionnel qui se plie.

Le Samsung Galaxy X devrait être présenté officiellement en novembre prochain lors de la Keynote pour les développeurs, qui se déroulera à San Francisco. Le PDG affirme aussi que le développement et la production sont très compliqués, mais que c’est en cours de finalisation. Le Galaxy X devrait être commercialisé dans les premières semaines de l’année prochaine.