Miss Monde 2019, Toni-Ann Singh, était en visite à Maurice en compagnie d’une délégation comprenant la présidente du comité organisateur, Julia Morley.

Vous êtes diplômée en Women Studies and Psychology et la violence faite à l’égard des femmes et des enfants dans différentes parties du monde sont à déplorer. Quel sera le rôle de Miss Monde pour combattre ce problème ?

J’ai fait des études sur les femmes à l’université, car c’est un sujet qui me préoccupe beaucoup. À travers le monde, nous sommes négligées et 19 millions de filles n’ont pas accès à une éducation de base. Même si les filles ont droit à l’éducation dans mon propre pays, il y a un manque d’autres opportunités pour elle. Un autre problème est la grossesse précoce. De ce fait, ces filles n’ont pas la chance de faire une différence. Je voudrais travailler avec elles pour voir comment changer cela. Je sais que mes sœurs (candidates, ndlr) travaillent avec les femmes dans leurs pays respectifs.

Vous voulez apporter des changements à Maurice avec le concours de Miss Mauritius. Quels sont les changements que vous voulez voir ?

Nous allons dans la bonne direction dans plusieurs parties du monde. Nous créons de l’espace pour les femmes et pour chacun. Nous avons beaucoup à faire pour le bien de la société. La femme donne la vie à la prochaine génération et ce qu’elle est et ce qu’elle fait a un impact sur la génération future. Je crois que Miss Mauritius et autres filles font de sorte que, non seulement leurs voix soient entendues, mais qu’elles représentent aussi les petites filles.

Quelques conseils pour les Mauriciennes ?

Il est important qu’on soit honnête. C’est tout à fait normal qu’on ait peur. Mais le courage n’est pas l’absence de la frayeur. C’est plutôt de pouvoir juger que quelque chose d’autre est plus important. Si j’avais donné la place à la frayeur,