Réunissant la presse ce matin au siège de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), la Platform Kont Lalwa Travay Anti-Travayer (PKLTAT), par la voix de Toolsiraj Benydin, conteste le jeu de « favoritisme » qu’exerce le Bureau international du travail (BIT) à l’égard de certains syndicats. « Cela est certainement dû au fait que 15 fédérations ont refusé de signer le Decent Work Country Program (DWCP) en 2012 », observe pour sa part Reeaz Chuttoo, secrétaire de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP).
L’attitude des représentants du BIT, présents récemment à Maurice dans le cadre d’un atelier de travail, a été vivement critiquée par les membres de la Platform Kont Lalwa Travay Anti-Travayer (PKLTAT), qui animaient ce matin un point de presse au siège de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU) à Port-Louis. Selon eux, cela ferait suite au refus d’une quinzaine de fédérations de signer le document relatif au Decent Work Country Program (DWCP). Les membres de la PKLTAT déplorent l’amateurisme dont fait preuve cette organisation internationale et sa position sur le monde du travail à Maurice.
Selon Toolsiraj Benydin, président de la National Trade Union Confederation (NTUC), et Reeaz Chuttoo, secrétaire de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP), seules les fédérations signataires de cette mesure bénéficient du soutien du BIT. Or, rappellent les deux hommes, il est du devoir de l’Organisation internationale du travail d’encadrer les syndicats et non pas « d’exercer une discrimination syndicale quelconque envers les travailleurs ». Selon la PKLTAT, refuser de travailler avec ses représentants témoigne d’un manque de considération de l’organisation envers les syndicats regroupant le plus de travailleurs. C’est pourquoi, dans une correspondance envoyée à Guy Ryder, directeur de l’ILO, la PKLTAT demande une rencontre pour discuter des droits de grève et de la situation du monde du travail à Maurice.