La dernière édition de Beachnews fait état de signes prometteurs enregistrés dans l’industrie touristique en général mais plus particulièrement au sein du groupe Beachcomber. Différents indicateurs soutiennent ce regain d’optimisme dans une industrie qui est passée par des moments difficiles au cours de ces dernières années. D’une part, une inversion de tendance se fait sentir sur le marché alors que, d’autre part, le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, a signifié son intention de se mettre au chevet du tourisme dans le cadre de la présentation du prochain budget.
Dans un entretien accordé à ce bimensuel, Marcel Masson, directeur financier de Beachcomber, passe en revue l’évolution de la situation en affirmant que “le plus dur semble être derrière nous.” Tout en concédant que les neuf mois d’opération du groupe, soit d”octobre 2012 à juin 2013, ont vu une aggravation des conditions difficiles, il avance que “nous notons une tendance positive actuellement.”
Le directeur financier de Beachcomber fait état d’une “progression intéressante pour les six prochains mois en ce qui concerne les réservations par rapport à l’année dernière.” Néanmoins, il s’empresse pour mieux situer les perspectives en avançant : “Attention, je ne dis pas qu’on a retrouvé les belles années de 2007-08. Cette inversion de tendance touche nos produits haut de gamme, indiquant un retour à la qualité.”
La confirmation de ces perspectives constitue un dividende conséquent sur la politique prônée par Beachcomber, qui a refusé de s’engager dans une guerre des prix dans une vaine tentative de garder une part du marché. Il rappelle que les problèmes structurels affectant le tourisme sont toujours de mise, à savoir le déséquilibre structurel entre la capacité d’accueil et les places d’avion, le coût élevé du billet d’avion et la guerre des prix.
“Il y a quelques signes réconfortants. Il y a l’annonce de nouvelles lignes aériennes qui vont améliorer la desserte de la destination ainsi que la multiplication des initiatives de promotion qui commencent à donner des résultats. L’annonce du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, sur l’attention spéciale qu’il accordera au tourisme dans le budget 2014 montre clairement que les autorités veulent trouver des solutions aux problèmes de l’industrie”, avoue Marcel Masson.
Initiatives à prendre
Le directeur financier de Beachcomber commente également la stratégie financière du groupe avec un emprunt de Rs 1,2 milliard sous forme de Secured Multicurrency Notes par placements privés, dont une partie (Rs 400 millions) sera consacrée à la rénovation du Royal Palm Grand-Baie. “Nous avons emprunté non pas pour financer les opérations hôtelières mais pour investir dans le développement de projets, soit le Royal Palm Marrakech, l’achat de terres à Les Salines et l’hôtel Trou-aux-Biches”, fait-il comprendre, en prévoyant une réduction de l’endettement du groupe à partir de l’année prochaine avec la mise en vente des villas à Marrakech.
Dans son éditorial, Malenn Oodiah se penche sur les initiatives à prendre pour redorer le blason du tourisme sur le plan régional. S’appuyant sur des performances réalisées par le tourisme dans les pays voisins, en l’occurrence une croissance de 9% pour les Seychelles et 13% pour les Maldives, il souligne que “ces chiffres montrent de manière nette qu’il ne faut pas tout mettre sur le dos de la crise économique que connaît la zone euro.”
“Pour le tourisme, il s’agirait de réfléchir sur les mesures et initiatives pour que le pays puisse reprendre la main dans la région où les destinations touristiques concurrentes, comme les Seychelles et les Maldives, sont en train de réaliser de bonnes performances”, suggère-t-il.