La messe de la Journée internationale du Tourisme, célébrée hier en l’église de Sainte-Croix, a été marquée cette année par l’accent particulier mis sur la nécessité de respecter le code d’éthique élaboré en 1992 par la Commission Diocésaine du Tourisme (CDT) et adopté dans ce secteur vital de l’économie mauricienne. Un secteur qui a été ébranlé en début d’année par un fait sans précédent, à savoir le meurtre d’une touriste en milieu hôtelier, et qui par ailleurs subit de plein fouet les contrecoups de la crise économique mondiale.
Il est aussi important de « savoir accueillir » que de « savoir voyager », a dit le père Philippe Goupille dans son homélie prononcée en présence des représentants du secteur : ministère, MTPA, AHRIM, et du corps diplomatique. Dans un bref historique de la Commission Diocésaine du Tourisme, le célébrant a rappelé qu’une des plus importantes contributions de la Commission à ce secteur demeure l’élaboration et l’adoption d’un Code d’éthique du tourisme. Publié en 1992, ce code de conduite morale s’adressait aux professionnels du secteur, aux touristes eux-mêmes et à la population mauricienne. La Commission est à l’écoute des employés du secteur et a entre autres tâches de recueillir leurs témoignages, doléances et autres propositions en vue de faire des suggestions pour améliorer les relations et les conditions humaines dans l’industrie touristique. « En recueillant les témoignages des employés d’hôtels et des Human Resource que nous avons pu rencontrer pendant le mois de septembre, nous avons bien senti que plus que jamais cette année-ci ce Code d’éthique est toujours d’actualité », a souligné le père Goupille, qui recommande aux professionnels du tourisme de « mieux le faire connaître et l’avoir dans tous les secteurs touristiques comme une sorte de passeport vers le progrès et le bonheur de tous ». Ce Code d’éthique de la CDT s’articule autour des valeurs de responsabilité, de respect de l’autre, d’honnêteté, de vérité. « C’est ce Code d’éthique, qui contient à travers les valeurs proposées comme un dynamisme, qui va nous aider à approfondir ce qui est le point clé de notre industrie touristique : le sens de l’accueil combiné avec la diversité de nos cultures et de nos religions. »
Cette commission de l’Église catholique, devait-il dire plus tôt, « a accompagné le monde du tourisme depuis le premier congrès organisé à Maurice par les Nations unies sur l’impact du tourisme dans les pays du tiers-monde en 1987 ». En 1988, a poursuivi le prêtre, elle organisait pour la première fois la messe du tourisme à l’hôtel Touessrok, alors qu’en 1991 le Cardinal Jean Margéot avait axé sa lettre pastorale de carême sur le secteur. « Je pense humblement que ce soutien de l’Église catholique à l’industrie du tourisme a été une manière pour nous de vous dire à quel point nous sommes solidaires avec vous, à quel point aussi nous partageons les peines et les joies, les souffrances et l’espérance de toutes les personnes engagées dans le monde du tourisme, au niveau gouvernemental comme au niveau de la direction des hôtels, des employés, des transporteurs aériens, des taximen », a déclaré le père Goupille.
Cette année encore, la CDT a voulu apporter sa pierre à l’édifice en proposant comme projet d’avenir un programme touristique qui s’appuierait sur la richesse de la diversité culturelle et religieuse du pays.